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Deux bagues à Edmonton pour une à Montréal

SPO-Conférence de presse des Alouettes avec S.J.Green et Danny Maciocia à Montréal.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Danny Maciocia lors d’une conférence de presse le 21 octobre.

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Danny Maciocia m’a touché le diable d’homme. Dimanche, le patron football des Alouettes va se retrouver avec ses troupes sur la pelouse d’automne du stade Molson. Vers 12 heures 40, les gens vont commencer à s’installer dans les gradins.

Ses gars vont être prêts. Les Tiger-Cats de Hamilton aussi. Mais Maciocia ne fera pas de grand discours. Ni samedi soir ni dimanche. Il a déjà expliqué à ses joueurs cette semaine quelle grande chance ils ont de pouvoir jouer chez eux. Devant leur monde. Il va se contenter de rappeler certains détails importants.

« Si on est obligé de faire des grands discours avant un match éliminatoire devant notre monde, ça veut dire qu’on a raté quelque chose pendant la saison. On va tout simplement suivre notre routine habituelle », note Maciocia. Sans insister.

Ses Alouettes ne sont pas encore le buzz en ville. Ça va peut-être venir à force de victoires. Et de travail. Mais les fondations sont solides. Il y a 21 joueurs canadiens chez les Alouettes. Et 11 ou 12 Québécois. Le président est québécois, le coach et le directeur général aussi. Ça veut dire que certains joueurs des Zoiseaux auront des cousins, des cousines, des parents, père, mère, frères et sœurs, des blondes, des amis et des connaissances dans les gradins. 

C’est le cas pour Danny Maciocia. Et ça le poigne aux tripes.

L’homme a gagné la Coupe Vanier avec les Carabins où il avait la sécurité d’emploi et tout plein d’avantages sociaux. 

Deux fois en Alberta

Il a gagné aussi à Edmonton. Deux fois, la Coupe Grey avec les Eskimos. Quand ce n’était pas interdit de les appeler par leur nom.

« J’ai gagné et c’était une grande joie. Mais à Edmonton, je vivais avec ma petite famille et personne d’autre avec qui partager les victoires. C’est simple, j’échangerais mes deux bagues de la Coupe Grey d’Edmonton pour une gagnée à Montréal. Avec les miens », racontait Maciocia hier lors d’un entretien.

Et puis, même s’il n’insistera pas sur ce point avec ses joueurs, Maciocia savoure encore plus les jours menant au match de dimanche tellement les deux dernières saisons pandémiques ont été horribles.

« Mario Cecchini a été un président présent, très personnel. Il a tenu tout le monde en restant proche. Son leadership, son attitude ont joué un rôle énorme. Et dimanche, c’est une sorte d’aboutissement à tout ce qu’on a vécu. Je veux que les joueurs soient conscients qu’ils vont partager ces moments heureux avec des spectateurs qui sont venus partager un moment important avec eux. Un stade plein, c’est génial », de dire Maciocia. 

Un bon spectacle

En plus, les Alouettes offrent un très bon spectacle. Même dans les défaites. Il se marque des points à profusion, la baloune se promène dans les airs et voyage bien au sol, le jeu est spectaculaire et quelqu’un qui piquerait une petite sieste pourrait manquer quatre touchés. Maciocia rit.

« Disons que le ballon se promène et qu’on tente d’avoir une défensive qui sait compliquer la vie aux attaques adversaires. Chose certaine, pour le montant que t’as payé ton billet, on t’offre un bon rapport qualité-prix. T’en as pour ton argent. »

Avec une victoire en plus, ce serait parfait.

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