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Immigration: des savants fous au laboratoire

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau
Photo AFP Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

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Obélix aime dire: «Ils sont fous, ces Romains!»

On a envie de dire: «Ils sont fous, ces trudeauistes!»

Mais cette fois, ce n’est pas drôle, pas drôle du tout.

Délire

Mardi, Ottawa a confirmé le nombre d’immigrants que le Canada compte accueillir au cours des trois prochaines années.

De la folie, de la folie pure. Des chiffres sans commune mesure avec ceux d’autres pays pourtant ouverts.

Ce seront 465 000 nouveaux arrivants en 2023, 485 000 en 2024 et 500 000 en 2025.

Un demi-million de nouveaux arrivants par année!

Près de 1,5 million en trois ans!

C’est deux fois plus par année que les 240 000 accueillis en 2014. Voyez l’explosion des dernières années.

Si vous trouvez qu’en comparaison les 50 000 immigrants annuels accueillis par le Québec sont un chiffre dérisoire, il faut savoir que c’est déjà, en pourcentage de notre population, plus du double des États-Unis!

Pour se justifier, Ottawa nous ressort la cassette usée de la pénurie de main-d’œuvre, argumentaire démenti par toutes les études sérieuses.

Avec le nombre d’immigrants accueillis au Canada depuis des années, si l’immigration solutionnait la pénurie, on le verrait.

Non seulement les nouveaux arrivants ont des profils qui ne correspondent pas aux profils des emplois vacants, mais en plus, comme ils consomment des services, ils créent aussi des besoins de main-d’œuvre.

Et après, les mêmes qui ânonnent «plus, plus, plus» vont se triturer les entrailles pour déplorer la montée de l’extrême droite en Europe, qui fait son pain et son beurre avec une immigration pourtant bien moindre qu’ici!

Égal à lui-même, c’est-à-dire lamentable, le pitoyable Conseil du patronat presse Québec de faire comme Ottawa, pour pouvoir évidemment payer les nouveaux arrivants moins que les travailleurs locaux.

Ces cibles délirantes, démentes d’Ottawa placent le Québec devant un dilemme.

S’il ne suit pas le rythme fédéral, notre poids continuera à chuter dans le Canada.

Si nous suivons le rythme fédéral, c’est l’acadianisation, puis la louisianisation assurée du français. Sortons les banjos!

La timide réaction du gouvernement Legault à l’annonce fédérale ne présage rien de bon.

Si l’immigration ne règle ni la pénurie de main-d’œuvre, ni le vieillissement (car les immigrants vieillissent aussi et arrivent alors qu’ils sont déjà adultes), comment expliquer l’obsession fédérale?

Justement par le fait que c’est une obsession, une idéologie fanatique, qui ne nécessite donc pas un justificatif rationnel.

Justin Trudeau a déjà dit que le Canada n’avait pas d’identité propre et qu’il aspirait à en faire le premier État «postnational» au monde.

Pour lui, le Canada est une expérience de laboratoire. Il fait des mélanges chimiques dans des éprouvettes.

C'est ça qui l’excite. Il se demande: jusqu’où peut-on aller?

Radical

En ce sens, bizarrement, Trudeau est un authentique révolutionnaire et, comme tout vrai révolutionnaire, il se fout des conséquences concrètes sur le vrai monde.

Être fanatique et avoir souvent l’air d’un idiot n’est pas du tout incompatible.

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