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Climat toxique à la police de Longueuil: le maire de Saint-Bruno préoccupé

STOCKQMI-POLICE LONGUEUIL SPAL
Photo d'archives, Agence QMI

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Un maire de l’agglomération de Longueuil est préoccupé que son corps policier doive composer depuis des années avec de graves problèmes de climat de travail. 

• À lire aussi: Un climat «pourri et toxique» à la police de Longueuil, reconnaît le chef Fady Dagher

«Tout ce dossier est préoccupant et sera assurément suivi de près par les maires de l’agglomération dans les mois à venir», a indiqué jeudi en entrevue Ludovic Grisé Farand, maire de Saint-Bruno-de-Montarville.

Notre Bureau d’enquête révélait jeudi matin que le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) garde en emploi des cadres qui ont contribué à un climat de travail toxique pendant des années. Selon plusieurs sources à qui nous avons parlé, la situation est encore aujourd’hui très difficile.

Malgré ces révélations, M. Grisé Farand assure avoir toujours confiance en Fady Dagher pour assainir le climat de travail au SPAL.

«Ça prend du temps pour changer une culture organisationnelle. [...] J’ai confiance que la situation va s’améliorer rapidement», a-t-il dit au sujet du chef de police en place depuis plus de cinq ans.

Actions nécessaires

À Brossard, la mairesse Doreen Assaad a dit «se désoler» de la situation et compte sur le chef de police pour lui offrir un compte-rendu de la situation. Comme plusieurs de ses homologues des villes de l’agglomération, elle a été informée de la situation toxique au SPAL en lisant le journal jeudi matin.

«J’ai confiance que le chef de police va nous faire un topo des actions qu’il compte mettre en place. Je suis convaincu qu’il va prendre les actions nécessaires pour améliorer ou régler la situation» a-t-elle dit.

Pour sa part, le maire de Boucherville s’est dit «surpris» par nos révélations. Bien qu’il soit en poste depuis 2009, il n’était pas non plus au courant des enjeux de climat de travail au SPAL et des compensations versées à certains employés.

«Avant de commenter davantage, je poserai des questions au prochain comité exécutif d’agglomération», s’est contenté de dire Jean Martel. 

«Pas de mes affaires»

De son côté, la mairesse de Saint-Lambert a réitéré sa confiance en M. Dagher. Elle juge par ailleurs inopportun de commenter la décision du directeur de police de conserver des acteurs du climat toxique.

«Les élus ne devraient pas s’en mêler. Les cadres [fautifs] toujours en place, ce n’est pas de mes affaires», a insisté Pascale Mongrain.

De son côté, le ministre de la Sécurité publique a tendu la main au chef de police si ce dernier a besoin de son «appui» dans l’assainissement du climat de travail.

«En tout temps et dans n’importe quelles organisations, un climat toxique en milieu de travail est inacceptable», a indiqué le ministre François Bonnardel dans une très brève déclaration écrite.

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