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Des airs de Brian Leetch

Stars c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Le défenseur du Canadien Kaiden Guhle entre dans la zone des Stars de Dallas, le 22 octobre au Centre Bell.

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En lisant les commentaires de James Patrick à l’endroit du défenseur du Canadien Kaiden Guhle, mercredi soir, je n’ai pu m’empêcher de penser à Brian Leetch.

Mise en contexte : le collègue du Journal Mathieu Boulay a rencontré Patrick, qui est aujourd’hui l’entraîneur-chef du Ice de Winnipeg dans la Ligue junior de l’Ouest (WHL). Patrick a donc dirigé contre Guhle lors de ses quatre saisons dans la WHL.

« Je ne suis pas surpris de la façon qu’il joue présentement, a mentionné James Patrick au Journal. Il était le meilleur joueur de notre ligue l’an dernier. »

Et c’est quoi le rapport avec Brian Leetch ? Je vous explique.

J’ai eu la chance de diriger James Patrick avec les Rangers de New York lors des saisons 1987-1988 et 1988-1989. Lors de la deuxième saison, nous avions accueilli un jeune défenseur de 20 ans fort prometteur : Brian Leetch. Il avait disputé 17 matchs avec le grand club la saison précédente et, en 1988-1989, il était devenu un joueur d’impact.

À ce moment, nous avions placé Patrick sur la même paire de défenseurs que le jeune de 20 ans. En lisant ses propos dans Le Journal, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette saison de 1988-1989 lors de laquelle Leetch était arrivé dans la LNH et avait joué comme un vétéran de 15 saisons.

« Il avait tout le temps la rondelle et il pouvait tout faire sur la glace. De devenir le meilleur joueur de notre circuit lui a donné la confiance nécessaire pour la suite des choses. [...] C’est ce qui lui a permis de faire le saut dans la LNH à l’âge de 20 ans. Ce n’est pas tout le monde qui peut faire cela », ajoutait Patrick au sujet de Guhle.

DES SIGNES 

Quand Brian Leetch est arrivé avec les Rangers, il avait eu un impact immédiat, par sa façon de jouer, ses qualités de patineur et sa capacité à bien défendre et sortir son homme du jeu. Sans parler de son flair offensif lui permettant d’appuyer l’attaque avec succès.

En parlant au Journal, James n’avait peut-être pas Leetch en tête. Mais je n’ai pu m’empêcher d’y voir une comparaison.

Évidemment, Guhle n’en est qu’à ses balbutiements dans la LNH. Après tout, Leetch a conclu sa carrière professionnelle avec 1028 points en 1205 matchs, un trophée Calder, deux Norris et un Conn-Smythe. Il avait un talent spécial et je me rappelle très bien que je ne voulais pas qu’il débarque de la glace quand on était en avantage numérique.

Est-ce que Guhle peut s’approcher de ce niveau ? C’est dur à dire pour l’instant puisqu’il n’a que 11 matchs d’expérience dans le circuit Bettman.

Mais, je peux le dire puisque j’ai aussi dirigé Leetch : je vois des similarités avec Guhle.

BONNE DÉCISION 

D’ailleurs, Guhle fait partie de l’avenir à la défense du Canadien avec les Jordan Harris et Arber Xhekaj, entre autres. J’ai adoré la décision du Canadien, jeudi, de retirer le vétéran Chris Wideman de la formation pour faire de la place à Joel Edmundson, plutôt que d’envoyer un jeune sur la passerelle. 

Le Canadien est dans un processus de développement et il faut continuer de donner des responsabilités à ceux qui font partie de la solution à long terme.

De la gestion intelligente de la part de Martin St-Louis.

– Propos recueillis par Kevin Dubé 

Les échos de Bergie 

CE QUI TRAÎNE SE SALIT

Le Canadien a trouvé une solution temporaire à son surplus de joueurs en envoyant Evgenii Dadonov sur la liste des blessés. C’est correct, pour l’instant. Plus tôt que tard, il faudra trouver un moyen de mettre un terme à l’association avec Dadonov. Là, on gagne du temps. Qu’on le place au ballottage et qu’on l’envoie à Laval. Il ne fera pas de trouble. Il va aller là et ne donnera peut-être pas l’effort maximal, mais il ne sera pas une nuisance. S’il est un athlète fier, il se donnera à 100 % pour qu’une autre équipe le remarque. Une fois ce dossier réglé, il faudra s’attaquer au cas de Mike Hoffman. Lui aussi, c’est terminé à Montréal. Il ne fait pas partie de la solution, ni à court, ni à moyen et encore moins à long terme. Kent Hughes a du pain sur la planche et il ne doit pas laisser ça traîner trop longtemps parce que ce qui traîne se salit.


MCDAVID PEUT TOUT RAFLER

Connor McDavid a le potentiel d’écrire l’histoire. Non, il ne rejoindra probablement jamais Wayne Gretzky pour le nombre de points en carrière, mais son impact sur la patinoire pourrait lui permettre de tout rafler lors de la cérémonie de remise de trophées, à la fin de la saison. Peu de joueurs ont réussi à tout rafler lors d’une même saison et ceux qui l’ont fait sont des légendes. Bobby Orr est le seul à en avoir gagné quatre en une année, lors de la saison 1969-1970, lorsqu’il avait mis la main sur le Art-Ross, le Hart, le Norris et le Conn-Smythe. Wayne Gretzky, en 1984-1985, et Guy Lafleur, en 1976-1977 ont remporté les trophées Art-Ross, Hart et Conn-Smythe. C’est un exploit à la portée du capitaine des Oilers.


LA FORCE DE KEVIN RAPHAËL

Je tiens à souhaiter bonne chance à Kevin Raphaël et à la Force de Montréal qui débute sa saison ce soir contre les Beauts de Buffalo. Kevin m’impressionne drôlement. Il croit au projet et au hockey féminin depuis le début et est parvenu à vendre son idée. Il n’y avait rien de gagné, mais, à force de persévérance, il a réussi à mettre au monde cette équipe de hockey professionnel féminin. J’ai le sentiment que ce sera un franc succès.

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