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Jouer au golf en bord de mer

Jouer au golf en bord de mer
Photo Jacques Lanctôt

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On s’entend généralement pour dire que le golf a été inventé au XVIe siècle, quelque part en Écosse. Comme les meilleures terres servaient pour la culture et le pâturage, c’est donc en bord de mer que furent installés les premiers terrains de golf. Et Cuba ne déroge pas à la tradition.

C’est justement à Varadero, là où se trouvent les plus belles plages des Caraïbes, qu’en 1999, on a installé, face à la mer turquoise, un magnifique terrain de golf de 18 trous. Imbibé par l’air salin et dessiné par un architecte canadien, celui-ci occupe les terres de l'ancien royaume d’une certaine Irénée du Pont de Nemours, industrielle française émigrée aux États-Unis et considérée, à l’époque, comme la reine du nylon. La maison principale, avec ses nombreuses boiseries en acajou et ses sept balcons, a été soigneusement restaurée par le gouvernement cubain, qui en a fait un restaurant prestigieux, le Xanadú, et le bâtiment annexe est devenu le traditionnel 19e trou pour les libations et le repos après la partie. 

Jouer au golf en bord de mer
Photo Jacques Lanctôt

Après deux années d’arrêt en raison de la pandémie de COVID-19, le Varadero Golf Club a remis à son ordre du jour l’organisation de son grand tournoi annuel, le 12e célébré sur ce magnifique terrain, situé face à la mer et balayé en tout temps par une brise saline qui en fait un terrain de golf unique au monde. Et c’est bien ce qui fait le charme de ce sport, qui s’est démocratisé avec le temps. Si tous les terrains de baseball ou de football se ressemblent, si tous les courts de tennis, toutes les patinoires de hockey, toutes les allées de bowling se ressemblent, au golf, chaque terrain a sa personnalité propre, ses surprises, ses dénivellations impromptues, ses zones d’ombre, ses trappes de sable irrégulières, son gazon vert bien dorloté pour faciliter le déplacement de la petite balle blanche, ses vents contraires, dont il faut toujours tenir compte avant de frapper la balle, et surtout son panorama original qui, ici à Varadero, nous en met plein la vue.

Jouer au golf en bord de mer
Photo Jacques Lanctôt

Les golfeurs sont des gens de clan. Il est plutôt rare de rencontrer un golfeur solitaire. Ils voyagent en groupe, jouent en groupe et se divertissent en groupe, se rencontrant une, deux ou trois fois par année sur le «green» pour mesurer leur adresse et leur dextérité. La cinquantaine de joueurs qui ont participé à ce 12e tournoi annuel provenaient presque tous du Québec, et sont, m’ont-ils raconté, des habitués, revenant à Varadero année après année. Pourquoi? leur ai-je demandé. Parce qu’ils adorent Cuba tout simplement. Pour son accueil premièrement. Ici, ils se sentent chez eux et ils sont pris en charge par les organisateurs dès leur arrivée à l’aéroport. Il faut dire que l’endroit est enchanteur. L’hôtel 4 ou 5 étoiles de la chaîne espagnole Meliá, qui gère le terrain de golf, est situé juste à côté, avec son service impeccable, ses piscines et sa plage de sable fin. Et puis, il y a aussi les coûts très avantageux. «C’est trois fois moins cher qu’en Jamaïque, l’île voisine au sud de l’archipel cubain, ou qu’en République dominicaine», m’a dit l’un deux. Et cela joue dans la décision de venir se divertir sainement à Cuba.

Jouer au golf en bord de mer
Photo Jacques Lanctôt

Comme dans tout bon tournoi, au terme de quatre jours d’épreuves, on a décerné des trophées aux gagnants féminins et masculins alors que l’entreprise cubaine Havana Club payait la traite à tous les participants, avant le traditionnel banquet préparé par les cuisiniers du Xanadú. Tout le monde s’est donné rendez-vous l’an prochain, du 24 au 29 octobre 2023. Y serez-vous? 

C’est bien meilleur sans blocus

Pour la 30e année consécutive, une majorité de pays – 185 pays en faveur de la motion de Cuba, 2 contre et 2 abstentions – ont voté en faveur de la motion présentée à l’ONU par le gouvernement cubain demandant de mettre fin au blocus qui affecte ce petit pays des Antilles depuis plus de 60 ans. Une motion non contraignante malheureusement, mais tout de même une victoire morale. Plus de 80% de la population de Cuba n’ont pas connu autre chose que la vie sous le blocus. Comme le dit la campagne publicitaire lancée récemment par le gouvernement cubain, «c’est bien meilleur sans blocus». 

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