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Le monde paranormal d’Ariane Charland

Ariane Charland
Photo courtoisie

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Odile Paradis a un don : elle voit le fantôme d’une jeune fille morte il y a plus de 300 ans. Dans sa nouvelle trilogie jeunesse, l’autrice Ariane Charland nous entraîne dans un univers où il vaut mieux ne pas répéter trois fois le nom de Bloody Lily... 

Le premier tome de votre série Le monde paranormal d’Odile est un peu effrayant, par moments poignant et beaucoup mystérieux ! D’où vous vient cette fascination pour le paranormal ?

J’ai toujours été fascinée par l’histoire des sorcières de Salem. Quand j’avais 12 ou 13 ans, j’ai visité la ville et le musée avec mes parents. C’est un peu ce qui a inspiré le personnage de Wendy – l’amie fantôme d’Odile – qui est la fille d’une des sorcières de Salem. Au départ, j’avais l’idée de l’histoire d’une ado et de son amie fantôme. Puis, pour un autre livre, j’avais eu l’idée de reprendre le mythe de Bloody Mary... Alors, j’ai pensé que ça pourrait être intéressant de mettre tout ça ensemble !

Une amie fantôme... Est-ce un clin d’œil à l’ami imaginaire ?

Peut-être inconsciemment (rires) ! Ça rejoint cette idée de l’ami imaginaire, quand on est une personne plus solitaire... Odile est aussi une jeune fille très empathique ; elle saisit bien les forces et les faiblesses des autres, et leurs émotions. Quand on est plus solitaire, on a plus de recul et on se retrouve dans le rôle de l’observateur.

Ariane Charland
Photo courtoisie

Dans votre histoire, vous décrivez un rituel pour emprisonner les esprits. Est-ce que ce type de récit paranormal demande une certaine recherche ?

Oui, j’ai effectué des recherches pour savoir comment invoquer un esprit ! Puis, sur l’apparence du pentacle, les symboles, les herbes spéciales, etc. Et j’ai fait appel à mon imagination. Par exemple, dans les émissions on voit souvent que le sel repousse les esprits. L’apparence de Wendy, quand elle reçoit du sel ; que ça fait des petits trous de feu dans sa peau, ça, c’était mon imagination.

L’aspect paranormal du récit est très présent, mais l’intimidation y est aussi abordée. C’était important, pour vous, d’en parler ?

Quand on pense à l’intimidation, on pense aux « pires » exemples, comme la personne qui se fait intimider par les pires intimidateurs de l’école. Cependant, je crois que ça arrive souvent d’une manière plus subtile... Parfois, les personnes qui font de l’intimidation n’ont pas conscience que ça en est. Puis, il y a aussi Bloody Lily, dans mon roman, qui passe de la victime à l’intimidatrice. Je voulais montrer les deux côtés.

Bloody Lily, Bloody Mary : avez-vous déjà appelé Bloody Mary ?

Oui ! Je crois que la première fois que j’en ai entendu parler, c’est lors d’une classe neige, à l’école. Une bande de filles dans les toilettes, le soir, devant le miroir. Il y en a toujours qui jurent avoir vu Bloody Mary (rires). J’étais une grande fan de films d’horreur, même si ça m’empêchait parfois de dormir ! 

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