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Première ce mardi à TVA: Chantal Fontaine et Marilyn Castonguay crèvent l’écran dans «Ma mère»

Première ce mardi à TVA: Chantal Fontaine et Marilyn Castonguay crèvent l’écran dans «Ma mère»
Joël Lemay / Agence QMI

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Pour la première fois de sa vie, Chantal Bélanger est enfin stable. Médicamentée pour le trouble bipolaire qu’on lui a diagnostiqué en prison – elle a été condamnée pour une fraude de 200 000 $ –, la flamboyante quinquagénaire obtient sa libération conditionnelle avec l’intention de se reprendre en main et de renouer avec ses trois enfants. 

Elle est aussi déterminée à mettre la main sur une importante somme d’argent qu’on lui doit et à vendre la maison familiale, histoire de se refaire.

Telle est la trame de fond de la nouvelle série «Ma mère», qui s’installe à TVA dès mardi, à 20 h.

À l’aube de la soixantaine, Chantal (excellente Chantal Fontaine) est en relatif équilibre quand elle recouvre sa liberté, elle qui doit constamment s'en remettre à la technique d’autogestion qu’on lui a enseignée pour éviter tout débordement. Conditionnée toute sa vie par un perpétuel mouvement de hauts et de bas, narcissique et même toxique pour ses proches, elle n’en demeure pas moins la première victime de cette existence en montagnes russes. Ses enfants et son défunt mari aussi.

«Elle est stabilisée, donc enfin il y a quelque chose qui vient se solidifier sous elle», a dit Chantal Fontaine en marge du visionnement des deux premiers épisodes. Ce rôle lui a permis de retravailler avec les auteurs-producteurs de «Ma mère», Anne Boyer et Michel D’Astous, avec qui elle avait collaboré pendant sept saisons pour le téléroman «Yamaska». «On a tous nos petites fidélités», a glissé Mme Boyer.

Première ce mardi à TVA: Chantal Fontaine et Marilyn Castonguay crèvent l’écran dans «Ma mère»
PHOTO COURTOISIE

Un personnage dense

Chantal Fontaine parle d’un «personnage dense», elle qui est au sommet de son art dans cette série réalisée par François Bouvier («Ruptures 2 et 3», «La cordonnière»). Elle dit avoir «beaucoup d’empathie pour les gens qui doivent lutter avec cette bête jour après jour».

«Pour l’actrice, c’était extraordinaire. J’ai plongé là-dedans et j’ai travaillé fort aussi. J’ai rencontré plein de gens qui vivent de près avec le trouble bipolaire pour me rendre compte qu’il est multiple, qu’il a plein de visages. [...] La bipolarité, ce sont des gens qui, quand ils ont un besoin, veulent la réponse au besoin immédiatement. Ce sont des gens qui n’ont pas de patience.»

L'aînée lourdement affectée

La tension est vive avec l’ainée Valérie (brillante Marilyn Castonguay), qui regarde sa mère avec des fusils dans les yeux. Alcoolo, joueuse compulsive et en détresse, on comprend rapidement, en la voyant s’autodétruire, qu’elle a de sérieux problèmes de santé mentale – elle aussi – et un mal de vivre qui font le vide autour d'elle, en opposition à sa mère qui, pour la première fois de sa vie, a une véritable chance de se reconstruire.

Chantal veut vendre la maison du boulevard Gouin, dans Ahuntsic, dont elle a hérité à la mort du père de ses enfants, mais Valérie, qui y vit, ne souhaite pas déménager. Justine (Rachel Graton) et Éric (Steve Gagnon), les deux autres enfants de Chantal, ont aussi été déçus et blessés à répétition par cette dernière, mais ils sont enclins à l’aider à sa sortie de taule, tout comme son amie bienveillante Dominique (Sonia Vachon).

Sans être une suite de la série «Mon fils», des mêmes auteurs et producteurs, «Ma mère» permet de faire un «clin d’œil» à la première, le psychiatre qui suit Chantal, le Dr Jean-Christophe Landry (Luc Senay), étant le même qui traite la schizophrénie de Jacob (Antoine L’Écuyer) dans «Mon fils». Ce dernier fait d’ailleurs une apparition éclair dans «Ma mère», pour le plaisir des téléspectateurs les plus attentifs.

  • Produits par Duo Productions, en collaboration avec Québecor Contenu, les six épisodes de «Ma mère» seront diffusés chaque mardi, à 20 h, à TVA, à compter du 8 novembre.
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