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Soins à domicile: Québec devrait s'inspirer de l'Allemagne et des Pays-Bas, estime l’IEDM

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Les gouvernements du Québec et des autres provinces devraient implanter un système de prestations pour soins, comme en Allemagne et aux Pays-Bas, pour encourager les soins à domicile tout en respectant la capacité de payer des contribuables, selon une étude de l'Institut économique de Montréal (IEDM) publiée lundi matin. 

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«Le modèle de prestations pour soins change complètement l'approche des soins de longue durée. Plutôt que de mettre l'accent sur le personnel soignant, ces modèles se basent sur les intérêts et les décisions des patients», a déclaré Emmanuelle B. Faubert, économiste à l'IEDM et coauteure de l'étude.

Avec ce modèle de prestations pour soins, le patient peut ainsi choisir entre des soins en établissement (comme un CHSLD ou une RPA) et une prestation périodique en argent à dépenser pour le mode de soins de leur choix, notamment des soins à domicile.

Ces prestations peuvent par exemple servir à payer les services de soignants informels, à indemniser les aidants naturels, et à payer l'équipement nécessaire pour bien vivre à domicile.

Dans son étude, l’IEDM souligne que l'Allemagne et les Pays-Bas ont implanté ce système dans les années 1990.

«Aux Pays-Bas, 23 % des dépenses de soins de longue durée sont consacrées aux soins à domicile, proportion qui en Allemagne atteint 57 %. Au Canada, à peine 11 % des dépenses de soins de longue durée visent les soins à domicile», peut-on lire dans la note.

Selon un sondage publié l'an dernier par le Réseau de coopération des entreprises d'économie sociale en aide à domicile (EÉSAD), sept Québécois sur 10 souhaitent demeurer à domicile après l'âge de 75 ans, contre à peine 1 % d'entre eux qui veulent finir leurs jours dans un CHSLD.

«À voir l'état des établissements gouvernementaux de soins de longue durée, il n'est pas surprenant que les Québécois et Québécoises préfèrent vieillir chez eux qu'en CHSLD», a souligné Mme Faubert. Au lieu de se laisser berner par un modèle du "tout à l'État", Québec devrait écouter les Québécois et œuvrer à améliorer l'accès aux soins à domicile.»

L’économiste estime que l’implantation d'un modèle de prestations pour soins «serait un pas dans la bonne direction».

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