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Santé: écoutons les infirmières

Nurse and doctor running in hospital corridor
Photo Adobe Stock

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Cette semaine, le plus grand syndicat d’infirmières au Québec, la FIQ, a fait connaître ses demandes en vue du renouvellement des conventions collectives. Avec la crise qui secoue les urgences, il est de notre devoir de répondre favorablement et rapidement à ces demandes. 

Sans surprise, les infirmières font notamment deux grandes demandes pour la énième fois. 

  • Écoutez l'édito d'Elsie Lefebvre à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 10 h 32 via QUB radio :

Fin du TSO et recours aux agences

On demande la fin du TSO (le fameux temps supplémentaire obligatoire qui fait qu’une infirmière, après avoir travaillé huit heures, peut se voir exiger de faire un nouveau huit heures) et l’arrêt au recours des agences privées qui siphonnent le réseau public de son personnel infirmier.

Les deux enjeux sont liés. En raison du TSO, les conditions de travail deviennent intolérables et inhumaines; la conciliation travail-famille, impossible. Puisque leurs conditions se dégradent, elles partent en grand nombre vers les agences privées, où elles ont un horaire beaucoup plus flexible et qui n'est pas défavorable. 

En prenant la direction du privé, elles laissent leurs consœurs avec des tâches toujours plus alourdies, avec davantage de TSO... Ne voyant pas la lumière au bout du tunnel, de nouvelles infirmières jettent l'éponge et s'en vont à leur tour.

Pas rentable ni efficient

Si au moins nous en avions pour notre argent, mais non. L’an dernier, le gouvernement du Québec a payé plus d’un milliard $ pour les agences. Ce n’est ni rentable ni efficient relativement à la qualité et à la sécurité des soins.

C’est une roue infernale qui tourne sans fin, rendant les conditions de travail toujours plus insupportables et la facture, exponentielle. Ça fait des années que l'on connaît le problème. Il faut arrêter cela, ça presse. On s’enfonce.  

Le ministre Christian Dubé disait en mai 2022 qu’il se donnait moins de trois ans pour s’affranchir des agences privées. Trois ans, c’est très long, il faut réduire ce délai. Le problème est que ça va tellement mal qu’on se demande comment on pourrait s’en priver pour continuer. On comprend le ministre d’hésiter, mais on le prie d’agir promptement.

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