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Transferts en santé : les négociations se terminent dans l’amertume et le statu quo

Transferts en santé : les négociations se terminent dans l’amertume et le statu quo
AFP

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Les négociations entre les provinces et le gouvernement canadien sur les transferts en santé sont revenues au point mort, mardi. Les deux parties s’accusent mutuellement de manque de transparence et de mauvaise foi.

« On n’a pas été capable de savoir ni les montants ni les conditions. Alors aujourd’hui, on a dit qu’on ne peut pas aller plus loin », a lancé le ministre québécois de la Santé, Christian Dubé, lors d’un point de presse aux allures de post-mortem.

Après avoir annoncé lundi qu’il était ouvert à une augmentation des transferts vers les provinces, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos a rejoint ses homologues provinciaux à Vancouver avec l’espoir d’en venir à une entente. Il n’en fut rien.

Dès l’après-midi, alors que les discussions avaient toujours cours, les premiers ministres ont publié un communiqué exprimant leur « déception » face au manque de « réponses » du ministre Duclos.

« La déclaration anticipée du Conseil [de la fédération] démontre qu’il n’a jamais été prêt à faire progresser les dossiers », a indiqué une source fédérale près du dossier.

Dans l’offre faite aux provinces se trouvait une seule condition connue : le gouvernement fédéral leur demandait de lui fournir les données et indicateurs relatifs à la santé. On se souvient que M. Dubé avait rejeté d’emblée cette proposition.

  • Écoutez l'édito de Philippe-Vincent Foisy diffusé chaque jour à Salut Bonjour en direct 7 h 30 via QUB radio :

Ordre de bloquer ?

Le ministre fédéral Duclos a déploré que, « malgré le geste d’ouverture que nous avons posé mardi, les collègues provinciaux et territoriaux [de la santé] aient reçu l’ordre de leurs premiers ministres de ne pas faire de progrès supplémentaires ».

« Les premiers ministres provinciaux forcent mes collègues à ne parler que d’une seule et même chose : l’argent. »  

En réclamant simplement une hausse de 22 % à 35 % du financement fédéral sans condition, comme ce fut le cas par le passé, les provinces se bornent à « l’ancienne façon de faire les choses ».

Malgré leur « déception » affichée, les provinces se sont dites « optimistes » face au règlement éventuel de la situation.

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