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L’encadrement du hors-piste nécessaire

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Photo collaboration spéciale, Julien Cabana Les amateurs de motoneige hors-piste se réunissent souvent sur des sites pour s’amuser rondement.

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« Notre but n’est surtout pas d’empêcher la pratique de la motoneige hors-piste au Québec, mais bien de fournir un encadrement aux adeptes pour les aider à pratiquer leur activité favorite en toute sécurité. »

Voilà comment le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Stéphane Desroches, résume la situation de la pratique du hors-piste au Québec. Il explique que le gouvernement a réalisé une étude du dossier qui devrait entraîner la création d’une nouvelle structure indépendante, consacrée exclusivement à la pratique du hors-piste.

« Il y a quatre ans, nous avons été invités par le gouvernement à participer à une étude sur la pratique du hors-piste, afin de savoir si ce dossier relevait de la Fédération. Finalement, comme nous le savions déjà dans notre organisation, le mandat de la Fédération est très clair. Son rôle est d’organiser le réseau de sentiers et de voir à ce que la motoneige se pratique en sentiers, dans les règles de l’art. Nous sommes là pour les motoneigistes », a indiqué M. Desroches.

« Récemment, j’ai assisté à une réunion où certaines personnes [ont] décrit la situation du hors-piste comme très problématique dans certains cas alors que l’on se croyait revenus en 1974, à l’époque où les gens avaient une paire de pinces avec eux. Ils coupaient les entraves pour circuler n’importe où. La firme Sigma Recherche a présenté les résultats de son étude sur le dossier. Finalement, le résumé de tout cela, c’est qu’il faut agir pour empêcher que les gestes de certains individus sans scrupule viennent détruire la motoneige hors-piste ».

RESPECTER LES ADEPTES SÉRIEUX

Pour le DG, il n’est pas question d’empêcher la pratique de la motoneige hors-piste. « Nous savons très bien que dans la très grande majorité des cas, les motoneigistes qui pratiquent l’activité sont sérieux. Il y a toutefois une portion qui fait du dommage. Ce sont eux qu’il faut encadrer. Laissés à eux-mêmes, plusieurs ne savent pas que leur comportement peut entraîner des conséquences pour les propriétaires terriens, les exploitations forestières et même dans certains cas les ravages de gros gibier. En effet, on nous signale que certains vont sur ces territoires qui servent de refuge à la grande faune, orignaux et chevreuils, en hiver. 

« Encore une fois, la majorité sont sérieux dans la pratique de leur activité, mais les agissements d’un petit groupe font en sorte qu’il faut agir. Je sais très bien que la pratique de cette activité est de plus en plus populaire. Au train où vont les choses, je crois que nous allons perdre des membres à la Fédération pour la circulation en sentiers, au profit de la pratique du hors-piste. »

Dans l’esprit du directeur général, le développement d’une structure répondant aux attentes des motoneigistes hors-piste doit se faire dans un esprit de collaboration de plusieurs intervenants du milieu.

ACCOMPAGNER LE MILIEU

Présentement, plusieurs milieux se plaignent des agissements de certains amateurs de hors-piste qui circulent un peu partout.

« Ce qui a été suggéré par des spécialistes, c’est de créer des endroits ou des sites où les amateurs de hors-piste pourront s’amuser comme ils le désirent. Pour ce faire, nous allons travailler avec les municipalités régionales de comté (MRC), les zecs, les propriétaires privés, afin d’aider tout le monde et surtout offrir des opportunités intéressantes à ces motoneigistes. Nous allons aussi sensibiliser les fabricants et les concessionnaires afin que tous les acteurs du milieu soient inclus dans la démarche.

« Encore une fois, il n’est pas question d’empêcher les amateurs de hors-piste de pratiquer leur sport favori. Nous voulons simplement les orienter vers des territoires où ils pourront s’amuser, dans le respect du territoire, de la nature et de la faune. »

La prochaine étape dans le dossier, si tout va de l’avant, c’est de créer une structure indépendante de la Fédération.

« Aussitôt que le budget va débloquer, nous avons le mandat du gouvernement d’engager une personne chargée de projet qui verra à monter la structure avec un conseil d’administration, précise le directeur général. Cette dernière sera indépendante et entièrement dédiée au dossier de la pratique de la motoneige hors-piste. 

« Cette activité est appelée à se développer encore plus. Tout ce que nous voulons, c’est accompagner ces motoneigistes pour qu’ils puissent pratiquer leur activité en toute sécurité, dans le respect des différents milieux. »

DES RÉPONSES À LEUR QUESTION

Il ne faut pas se le cacher, la pratique du hors-piste cause présentement beaucoup de problèmes à certains endroits, notamment dans la grande région de Québec. Il y a eu une réunion dernièrement où plusieurs intervenants du milieu disaient ne pas savoir quoi faire pour diminuer les impacts. 

Avec l’arrivée de la nouvelle structure consacrée au hors-piste, ils auront certainement des réponses à leurs questions.

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