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Grève étudiante à l'UQAM: «Il faut se faire à l’idée que ce n’est pas facile d’enseigner», affirme un professeur

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Photo Agence QMI, Joêl Lemay

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La grève à laquelle prennent part des milliers d’étudiants en enseignement de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis un mois soulève plusieurs critiques chez un enseignant du secondaire. 

Les étudiants en grève revendiquent de meilleures conditions de stage, dont un salaire, mais aussi plus de protection contre le harcèlement qu’ils disent subir de certains professeurs.

«Les pommes pourries, il y en a dans tous les métiers. Les professeurs ne font pas exception», a affirmé Simon Landry, enseignant depuis 20 ans, sur les ondes de QUB radio. «Oui, il y a des enseignants qui peuvent abuser des stagiaires, mais qu’ils disent que la charge de travail est excessive, qu’ils sont laissés à eux-mêmes trop souvent, j’ai un peu de la difficulté à croire ça.»

Malgré l’empathie que M. Landry éprouve à l’endroit des stagiaires qui se disent abusés, il signale le manque de rigueur de certains étudiants.

«De dénoncer une charge de travail excessive, je ne suis pas d’accord. Je ne sais pas dans quel univers certains stagiaires vivent à penser que c’est un travail facile, mais c’est exigeant d’être professeur. Il faut se faire à l’idée que ce n’est pas facile d’enseigner», a-t-il déclaré en entrevue avec Richard Martineau.

Selon l’enseignant, la représentation publique du métier et la voix que les réseaux sociaux donnent à une minorité des étudiants nuisent à la profession.

«On dirait qu’il y a juste en enseignement qu’on décrit ça. Vous ne verrez jamais un étudiant en médecine dire : c’est trop de travail [...] ben oui, c’est ça la game. La grande majorité des stagiaires qu’on voit dans les écoles sont excellents et travaillants, mais le problème, c’est qu’on entend juste ceux qui trouvent ça trop difficile, entre autres, avec les réseaux sociaux.»

Le discours que tiennent depuis 30 jours les étudiants de l'UQAM a grandement refroidi l’enseignant.

«J’ai eu une grosse réflexion à savoir si je vais reprendre des stagiaires. Je remets en question le fait d’en accueillir. Des étudiants demandent une réduction de la charge de travail en raison de leurs enfants. Moi aussi j’ai des enfants et je ne réduis pas ma charge de travail comme professeur.»

Simon Landry a toutefois admis que les stagiaires en enseignement devraient avoir le droit à une rémunération durant la période de stage.

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