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La Cour supérieure autorise un recours collectif contre les gyms Econofiness

Un abonné plaide que l’entreprise a enfreint la loi en modifiant les termes des abonnements Platine

succursale Éconofitness
Photo Chantal Poirier

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La Cour supérieure du Québec vient d’autoriser une action collective contre les Entreprises Vivre en Forme, qui exploitent 67 gyms Éconofitness dans 11 régions du Québec.

Le demandeur, un dénommé Boby Carius, plaide que l’entreprise a violé la Loi sur la protection du consommateur en changeant unilatéralement les modalités des abonnements Platine, qui devaient garantir un accès illimité à ses installations.

Selon Droit Inc., M. Carius, un inspecteur de la STM, a opté pour un abonnement Platine en février 2020. Un mois plus tard, la pandémie de la COVID-19 l’empêchait d’en profiter, même si son abonnement comprenait un accès illimité aux douches et à d’autres équipements, ainsi que la possibilité de partager sa carte de membre avec des proches.

Fermeture des gyms

Obligé de fermer ses portes temporairement en raison des mesures sanitaires, Éconofitness a reporté l’abonnement de M. Carius afin qu’il puisse récupérer les mois d’inactivité, mais cela ne l’a pas satisfait. Il a donc décidé d’intenter une action collective. 

Les gymnases ont été fermés pendant une période de 15 mois, sur ordonnance du gouvernement du Québec. Désespérés et craignant de perdre leur entreprise en raison de l’inactivité forcée, quelques propriétaires de gym avaient défié les autorités en 2020. 

Lors d’une réouverture partielle autorisée en mars 2021, un centre de mise en forme de Québec, le Mega Fitness Gym, avait été à l’origine de quelque 500 contaminations de la COVID-19. Le 14 février 2022, les allègements des mesures sanitaires ont permis une reprise progressive des activités dans les gyms. 

Facteur aggravant ?

Dans sa requête en action collective, M. Carius allègue qu’Éconofitness a continué de vendre des abonnements avec accès illimité, alors que l’entreprise n’était pas en mesure de les honorer. Il souhaite que la cour détermine si cela constitue une faute et un facteur aggravant.

M. Carius veut qu’Éconofitness soit condamnée à offrir une réduction des frais d’abonnement ou un remboursement, à compter de la date où elle a changé les modalités d’accès à ses installations.

Il réclame aussi 300 $ en dommages punitifs pour les abonnés ainsi que des dommages moraux à être déterminés par la cour.

Toutes les personnes qui ont payé un abonnement Platine dans les centres Éconofitness du Québec depuis le 13 mars 2020 et qui n’ont plus reçu les services promis par l’entreprise pourraient être dédommagées, advenant que le tribunal donne raison à Boby Carius.


Les parties seront de retour au tribunal le 1er mars 2023.

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