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L’art du cocktail cubain

L’art du cocktail cubain
Photo Jacques Lanctôt

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Cuba a une longue tradition en matière de cocktails. Ses mojitos, daïquiris, piñas coladas et Cuba libre, parmi les plus connus, ont fait le tour du monde plusieurs fois depuis les années 1920, considérées comme l’âge d’or de la préparation des cocktails. Les années d’après la Seconde Guerre mondiale ont marqué un renouveau, avec l’apparition des cabarets, ballrooms et autres bars-salons. À Cuba, c’était la fête continue avec les casinos contrôlés par la mafia étatsunienne. Le rhum Bacardi, boisson nationale, était roi et maître incontesté dans la préparation de cocktails divers, à l’aide de jus de fruits tropicaux du pays ou importés.

Après le triomphe de la Révolution, Bacardi est allée s’installer à Porto Rico, et Cuba a lancé la marque Havana Club tout en gardant des marques secondaires, mais non moins réputées, comme Ron Santiago, Ron Caney, Ron Paticruzado, Ron Varadero, Ron Mulata, Ron Cubay, Ron Legendario, etc. Puis, la firme française Pernod Ricard est venue prêter main-forte à la marque Havana Club, en assurant sa présence à l’échelle mondiale.

Avec sa grande variété de rhums – blanc, ambré, foncé – et un processus de vieillissement plus ou moins long dans des barriques en chêne centenaires, Cuba a gagné de nombreux concours par le passé, dont celui du Championnat panaméricain IBA classique à différentes reprises. L’Association des barmans cubains, qui existe depuis 1924, est considérée comme la plus vieille au monde.

L’art du cocktail cubain
Photo Jacques Lanctôt

Cette année, pour la deuxième fois en Amérique latine, l’Association des barmans et barmaids (IBA, pour son sigle en anglais) a tenu, du 4 au 8 novembre, son 69e championnat mondial de cocktails à Cuba, alors que l’Italie et la Russie étaient aussi en lice. Une preuve supplémentaire de la reprise du tourisme dans la plus grande île des Antilles et que Cuba n’est pas isolée malgré les tentatives de l’empire étatsunien d’étouffer son économie. Une soixantaine de pays, avec leur délégation, ont participé à cette fête où la camaraderie était à l’honneur, malgré le côté compétitif de la chose. Le tournoi, qui s'est installé pendant quatre jours dans le décor enchanteur de l’hôtel Meliá internacional Varadero, a débuté par un défilé coloré de motocyclettes pétaradantes de style Harley-Davidson, où chaque délégation était représentée avec son drapeau national respectif.

L’art du cocktail cubain
Photo Jacques Lanctôt

Les noms des deux gagnants, provenant de la Suède et de la Pologne, ont été annoncés pendant le gala de clôture, qui réunissait près d’un millier de convives vêtus en blanc pour l’occasion. L’orchestre Los Van Van est venu clore la soirée dans la joie alors que le tournoi changeait soudainement de rythme. Comme par magie, tout le monde s’est levé et s’est mis à danser. La fête allait se prolonger jusque tard dans la nuit. Auténtica Cuba!

Élections de mi-mandat aux États-Unis

On peut affirmer que les démocrates ont perdu l’État de la Floride, qui est tombé aux mains des faucons prêts à tout pour étouffer Cuba. Biden n’ayant plus rien à craindre, il est fort probable que son administration mette en place des assouplissements dans les 243 mesures coercitives adoptées par Donald Trump durant son mandat, même si cela ne fait pas l‘affaire des républicains. Biden pourra ainsi dire qu’il est un homme de parole, puisqu’il l’avait promis lors de sa campagne électorale. J’en veux pour preuve la toute récente convocation à une rencontre, le 15 novembre prochain, pour discuter des problèmes migratoires entre les deux pays. La défaite peut parfois avoir un goût moins amer que prévu.

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