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Montée de la violence armée: le maire de Laval demande plus de soutien de Québec

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Le maire de Laval, Stéphane Boyer, a demandé plus de soutien financier de la part de Québec pour lutter contre la violence armée sur le territoire lavallois, a-t-il annoncé au lendemain d’une fusillade qui a provoqué un confinement de plusieurs heures au Collège Montmorency.

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«Ce n’est pas la première fois qu’on parle de problématique de sécurité publique dans la dernière année, que ce soit à Laval, que ce soit à Montréal, que ce soit ailleurs», a dit d’emblée M. Boyer, avant de préciser avoir discuté avec le ministre de la Sécurité publique, François Bonnardel.

Le maire de Laval a ainsi indiqué avoir demandé une aide financière afin de lutter contre cette problématique au même titre que Montréal, qui s’est vu offrir un financement il y a quelques semaines.

«On souhaiterait recevoir le même soutien financier pour être sûr que notre police a tous les outils en main pour cesser ces vagues de criminalité», a-t-il mentionné.

La Ville de Laval a fait plusieurs investissements au cours de la dernière année afin d’adresser une réponse efficace au problème des armes à feu. Ainsi, en plus d’augmenter de 1,2 M$ le budget annuel alloué aux enquêtes, la Ville a investi dans la construction d’un poste de gendarmerie au cœur de Chomedey, soit le secteur le plus chaud de la municipalité.

«Le message est que c’est qu’il faut que ça arrête. Tant que ces gestes, qui n’ont aucun souci pour la vie humaine, n’arrêteront pas, nous ne lâcherons pas le morceau et nous serons sur leur dos», a pour sa part déclaré Pierre Brochet, le directeur du Service de police de Laval.

  • Écoutez la chronique de Richard Martineau au micro d'Isabelle Maréchal sur QUB radio :

Violence armée: un enjeu de société

En plus d’agir au niveau policier, la Ville de Laval entend également agir au niveau de la prévention. La Ville espère offrir un meilleur financement aux organismes communautaires qui aident tant sur le plan de la prévention que sur celui de la santé mentale. «Laval est prêt à faire sa part et mieux financer les organismes en développement social», a ainsi déclaré Stéphane Boyer.

Ce dernier estime qu’il faudra également travailler avec plusieurs secteurs, comme la sécurité publique, les établissements scolaires ainsi que les organismes communautaires, afin de trouver une solution à cet «enjeu de société».

«Au final, ce qu’on vit aujourd’hui, c’est un problème de société, c’est un enjeu de société et c’est ensemble qu’il va falloir le régler. Il n’y a pas personne qui a une solution unique. On a tous un rôle à jouer. Il va falloir que tout le monde mette la main à la pâte», a-t-il expliqué.

  • Écoutez l'entrevue d'Isabelle Maréchal avec Sylvain Tardif, président de la Fraternité des policiers de Laval sur QUB radio :

Fusillade: l’enquête se poursuit

Quant à la fusillade survenue vendredi près du Collège Montmorency, la police est toujours à la recherche de suspects.
Selon ses informations, quatre personnes auraient été blessées dans l’événement, dont trois par arme à feu.

«Parmi les victimes, certaines sont connues pour être liées aux gangs de rue», a ajouté Pierre Brochu, précisant au passage qu’il s’agirait plus du groupe des Flamehead.

M. Brochu a également invité les personnes ayant de l’information sur cet événement à communiquer avec la police au 450-662-INFO.

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