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L’entraîneur des «Argos» a-t-il trop parlé?

L’entraîneur des «Argos» a-t-il trop parlé?
MARTIN ALARIE / AGENCE QMI

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Habituellement, les athlètes et les entraîneurs essayent d’éviter les déclarations qui pourraient motiver leurs adversaires. 

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L’entraîneur-chef des Argonauts de Toronto, Ryan Dinwiddie, s’est peut-être mis le pied dans la bouche en répondant à une question sur l’unité offensive des Alouettes, et ce, à 24 heures de la finale de l’Est opposant les deux clubs. 

«Ils gardent ça assez simple en attaque, mais ils exécutent bien. Nous n’allons pas voir énormément de concepts différents, mais probablement plus des petits changements de temps en temps», a-t-il affirmé samedi.

Dinwiddie s’est ainsi permis d’envoyer une pique à ses rivaux montréalais et ce ne serait pas la première fois, selon le porteur de ballon William Stanback.

«Je l’ai entendu faire ce type de commentaires cette semaine alors que j’étais assis dans mon salon avec ma femme et mes enfants. J’ai levé le son du téléviseur et je l’ai entendu dire que notre attaque était prévisible», a indiqué le représentant des Alouettes.

«Si tu peux prédire, assure-toi d’appeler le bon jeu pour nous arrêter, a-t-il ensuite dit, servant au passage un avertissement. Nous n’arrêterons pas d’avancer tant que tu ne nous arrêteras pas. Ça n’a aucune importance ce que nous appelons comme jeu, car nous allons l’exécuter à la perfection. Ce sera une vraie bataille sur ce terrain.»

Le verre à moitié plein

Questionné sur la déclaration de son vis-à-vis, l’entraîneur-chef des Alouettes, Danny Maciocia, n’a pas voulu s’embarquer dans une guerre de mots. Il a plutôt choisi de souligner l’aspect «exécution» du commentaire de Dinwiddie.

«L’important, c’est l’exécution. Nous pourrions avoir une attaque plus complexe en ce qui concerne la formation, la sélection de jeux ou l’utilisation du personnel. Mais si tu n’es pas capable d’exécuter les jeux, ça donne quoi?»

Moins candide que son entraîneur, le quart-arrière Trevor Harris a tout de même aussi concentré sa réplique sur l’aspect positif de l’affirmation du pilote des «Argos».

«C’est son opinion. S’il a regardé les vidéos de nos matchs et que c’est ce qu’il perçoit, ça lui appartient», a réagi le vétéran de 36 ans.

«Pour ce qui est de l’exécution, souhaitons que nous soyons en mesure de bien faire demain. Nous allons nous assurer d’exécuter chacun de nos jeux comme s’il s’agissait du meilleur au monde. Il peut bien avoir son opinion, je n’en ai rien à foutre.»

Pas un, mais deux autobus en panne...

Amateurs de conspirations, vous serez servis par l’anecdote suivante. Après avoir atterri à Toronto, les membres des Alouettes se sont séparés dans deux autobus. L’un se dirigeait vers l’hôtel, alors que le second prenait le chemin du BMO Field pour les disponibilités médias. À quelques moments d’intervalle, les deux véhicules sont mystérieusement tombés en panne.

Il n’en fallait pas plus pour que l’idée d’une tactique de l’adversaire pour déconcentrer les Alouettes fasse surface.

«J’ai appelé ma mère pour lui dire que les deux autobus étaient en panne. Elle m’a demandé si j’étais sérieux et a dit qu’ils essayaient simplement de nous jouer dans la tête. Elle a ajouté que nous ne devrions pas nous en faire et de leur faire la leçon demain [dimanche]», a raconté le receveur de passes Eugene Lewis.

Pour sa part, Maciocia n’a pas souhaité se mouiller sur un possible complot.

«J’ai quelques idées de réponses pour vous, mais je vais les garder pour moi-même», a-t-il exprimé avec un large sourire.

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