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Ne perdez surtout pas espoir

Campeau
Photo courtoisie Soyez vigilant, gardez la foi, évitez les erreurs et soyez astucieux. Un trophée comme celui-ci pourrait se pointer le bout du museau à tout moment.

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La chasse est commencée depuis déjà une semaine et l’action ne se déroule peut-être pas tout à fait comme vous l’auriez souhaité.

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Depuis le 5 novembre, plus d’une centaine de milliers d’adeptes tentent leur chance dans les zones 2 ouest, 3 est, 3 ouest, 4, 5 est, 5 ouest, 7 nord, 7 sud, 8 est, 8 nord excluant la montagne de Rigaud, 8 sud, 9 est, 9 ouest, 10 est, 10 ouest, 11 est, 11 ouest, 12, 13 sud-ouest, 15 ouest. 

Ces derniers doivent évidemment consulter les principales règles de chasse du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour connaître les diverses exceptions et particularités relatives à chacune de celles-ci.

Des chiffres

En 2021, sans tenir compte des résultats d’Anticosti, les 135 000 nemrods de la Belle Province ont intercepté un peu plus de 46 000 cerfs, pour un taux de réussite de près de 34 %. Il est très encourageant de constater qu’un amateur sur trois a réussi sa chasse.

Les facteurs qui influencent normalement les diverses populations de cerfs sont la rigueur de l’hiver et la mortalité qui s’ensuit, le nombre et le type de permis (femelles) alloués pour certaines zones, la pression de chasse occasionnée par l’homme et les prédateurs ainsi que l’abondance naturelle générée par la qualité de leur habitat.

Des 135 000 détenteurs de permis de chasse, seulement 20 000 d’entre eux ont acquis, l’an dernier, la licence supplémentaire pour prélever un deuxième cervidé. 

De ce chiffre, 2485 sportifs sont arrivés à leur fin, soit un maigre 12 % de la clientèle. 

Rappelons que le permis régulier et le supplémentaire permettent chacun de récolter un cerf par zone, à l’exception des zones 5 ouest, 8 est et 8 sud où il est permis d’attraper deux cerfs dans une même zone. 

Il y a fort à parier que, cette année, beaucoup plus de chasseurs se sont procuré le fameux 2e permis.

À se rappeler

Ce qui est bête de la chasse, sans faire de jeux de mots, c’est qu’il ne faut que quelques secondes pour qu’un médiocre scénario bourré de pauses, de longueurs, de moments de « désespération » et d’attentes qui n’en finissent plus, se change en un réel chef-d’œuvre d’action à son meilleur. 

J’aime bien comparer la forêt à un immense échiquier. À toutes les fois qu’on bouge d’une case, toutes les autres peuvent également le faire simultanément, offrant ainsi des changements à chaque instant. 

Pensez-y, vous posez un geste, par exemple faire de la chasse fine dans un sentier. Vous voyez soudainement le buck de vos rêves apparaître. Vous serez d’accord que si vous étiez passé quelques secondes avant ou après, vous ne l’auriez peut-être pas aperçu, voire vous l’auriez apeuré. 

Un autre exemple : imaginez-vous dans votre cache ; vous fouillez dans votre sac à dos pour prendre votre lunch et sans le vouloir vous faites un léger bruit. Il y a des possibilités que ce dernier ait mis en garde un gros dominant, tandis que 10 secondes avant ou après, il ne l’aurait même pas entendu. La morale est simple, il ne faut jamais désespérer.

Déplacements

De nombreux amateurs se rendent à leur site appâté de pommes ou de carottes de plusieurs minutes avant l’heure légale. Il souhaite ainsi se faire oublier et se fondre dans le décor le temps que le soleil se lève.

Cette stratégie fonctionne pour plusieurs. Il faut toutefois savoir et réaliser que le chevreuil se nourrit principalement en fin de journée et au cours de la nuit. La plupart des spécimens flânant au petit matin quitteront tôt ou tard pour se rendre au dortoir. 

Si vous les apeurez en vous rendant à votre cache à la noirceur, il y a de bonnes chances qu’ils se sauvent sans même le savoir et qu’ils ne reviennent qu’en fin de journée. Il peut être productif d’attendre que la lumière du jour vous offre une vue d’ensemble acceptable avant de vous déplacer à pas feutrés vers votre poste d’affût. Vous avez ainsi plus de possibilités d’entrevoir un mâle qui aurait fichu le camp autrement.

Appâts

Certains cervidés attendent la tombée du jour, soit après l’heure légale, avant d’aller se régaler dans le festin que vous avez improvisé avec des carottes ou des pommes. Lorsque le chasseur réalise le matin suivant qu’ils ont bouffé toute la nuit comme des fantômes, cela entraîne automatiquement certaines frustrations. 

Pour éviter ce type de situation, aller ramasser toute la nourriture que vous avez déposée à la toute fin de la journée pour ne la redéposer au même endroit qu’à votre retour le lendemain matin. 

Les cerfs qui patientent normalement avant de se déplacer vers votre emplacement arriveront peut-être plus tôt pour ne pas manquer le buffet et ainsi vous donner une occasion de les apercevoir.

Empreintes

À ce temps de l’année, il n’est pas rare de voir de la neige au sol. Si vous pratiquez la chasse fine, vous voudrez certainement suivre une grosse trace. 

Si l’animal semble se traîner les pattes de façon à effleurer la surface enneigée, soyez assuré qu’il s’agit d’un mâle. Ce dernier, en quête de sensations fortes, tente de renifler les odeurs laissées par les femelles. 

Il a alors de la difficulté à relever suffisamment les sabots, car il a le coup complètement en extension pour humer les effluves le plus près possible du sol.

Au repos

De nombreux adeptes quittent leur cache pour aller dîner au camp ou au camion. 

À ce moment, ils sont persuadés que les bucks ne se déplaceront qu’en début et en fin de journée. 

Détrompez-vous, lorsqu’un mâle flaire une femelle en chaleur, il sait qu’il a peu de temps pour passer à l’acte, en plus des risques qu’un autre prétendant ait, lui aussi, perçu ces émanations indiquant qu’elle est prête pour la reproduction. Il se dépêche donc à la rejoindre ou à transiter d’un territoire à l’autre au cas où, et ce, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. 

Odeurs

Avant de vous installer à votre poste d’affût, foulez le sol à quelques endroits de façon à déplacer de la terre noire et à créer de faux grattage. Déposez-y ensuite quelques gouttes d’urine synthétique. Vous risquez ainsi de rendre le dominant du secteur jaloux et de le faire réagir.

Il existe plusieurs types de tampons absorbants. Il est recommandé d’attacher des formats compacts à chacune de vos bottes avant de vous rendre à votre tente portative ou à votre tree stand

Imbibez un des deux avec de l’urine synthétique de femelle en chaleur et l’autre avec celle de buck. Cette ligne d’odeur pourrait être captée et mener le trophée de vos rêves jusqu’à portée de tir.  


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