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Retrouver le vrai sens de Noël...

WE 1112 chronique litt. Jeune
Photo courtoisie, Martine Doyon

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Le matin de Noël, les parents de Mirka l’envoient à l’école et c’est un professeur qui enseignait il y a 200 ans qui l’accueille ! Avec son nouveau roman illustré L’étrange Noël fantôme, l’autrice Karine Glorieux aborde l’esprit de Noël, à l’ère de la surconsommation.

Présentez-nous votre étrange Noël fantôme...

Cette histoire est née durant la pandémie, lors des grandes célébrations, comme celles de Noël où on était coupés du cœur de la fête, c’est-à-dire la famille et les amis. Tout à coup, le reste semblait superflu... J’ai écrit cette histoire avec l’idée que c’est un peu quand on s’unit qu’on peut réellement créer de la magie et qu’on peut trouver le véritable esprit de Noël.

Mirka, le personnage principal, fait la rencontre d’un prof qui enseignait il y a des centaines d’années. Pourquoi un fantôme aussi vieux ?

J’ai effectué quelques recherches. J’ai parlé à un habitant de mon quartier qui a maintenant 92 ans. Il m’a raconté l’histoire de ses Noëls dans le quartier, Le Plateau-Mont-Royal, dans les années 1940. J’avais envie de représenter diverses époques, dans mon récit. Il y a aussi un élève qui est en troisième année depuis 90 ans ! Trois générations ont travaillé à la conception du livre, incluant le monsieur qui a grandi dans mon quartier et l’illustratrice du roman qui a 17 ans et qui est arrivée à Montréal il y a cinq ans. Je trouvais ça le fun d’avoir des regards différents sur Montréal et ses quartiers.

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Photo courtoisie

Ça vous importait d’aborder la surconsommation en littérature jeunesse ?

Oui. On l’a vu au cours des dernières années, avec la pandémie, que le matériel c’est un peu vide, si on n’a pas le reste à côté. Pour moi, ce qui fait partie de l’esprit de Noël, ce sont tous les préparatifs autour. Et par préparatifs, je ne veux pas dire le magasinage de dernière minute dans un centre commercial bondé. C’est un peu comme quand on achète les boîtes de clémentines, en décembre... On dirait que ça sent Noël (rires) !

Avec votre autre série Les mutants, on voit que vous aimez explorer les univers étranges. D’où vous vient cette fascination pour l’étrange ?

J’aime l’idée que tout ce qu’il y a autour de nous est là, mais qu’on peut imaginer autre chose. Les livres nous permettent de faire ça, de voir que l’imagination est très vaste.

Dans L’étrange Noël fantôme, Mirka fait le souhait d’avoir de la neige à Noël. Pour vous, Noël est synonyme de quoi ?

Tous les moments du mois de décembre font partie de la magie de Noël. Je voudrais installer un sapin au mois de décembre, chez moi, car ça nous permet de nous réunir autour, de mettre de la musique de Noël. C’est comme le seul moment de l’année où tout le monde est en congé et qu’on peut rester en pyjama toute la journée et manger un peu n’importe quand !

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