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Un camionneur percute un mur de dettes après une blessure au dos

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Illustration Adobe Stock

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Avec des dettes accumulées de 29 000 dollars sur ses cartes de crédit, Éric, un camionneur de 37 ans, maintenait un équilibre financier précaire en cumulant deux emplois. Mais un problème de santé a tout fait basculer.

Pendant la semaine, Éric est camionneur et le samedi, il œuvre pour son beau-frère dans le cadre de contrats de rénovation. Ce travail d’appoint lui a permis de gagner 500 dollars sur une base hebdomadaire en plus de la rémunération reliée à son emploi principal.

Il y a trois mois, il s’est blessé au dos sur un chantier et il a dû cesser de réaliser ces contrats. Adieu les fins de semaine générant 500 $ supplémentaires dans ses poches... Or, ce montant lui était essentiel pour garder un certain équilibre financier et rembourser ses cartes de crédit. Désormais, il ne peut plus compter que sur les revenus issus du camionnage. Il est minuit moins une pour Éric qui craint de devoir faire faillite.

Un déficit qui se creuse

« Depuis ma blessure, je ne parviens plus à payer le montant minimum sur mes cartes de crédit qui s’élève à 1015 $ par mois. Je jongle entre les cartes pour y arriver, mais chaque mois, la situation devient plus difficile », confie Éric. 

Et les choses ne sont pas allées en s’arrangeant, car il a réalisé en faisant son budget que son manque à gagner mensuel est de 600 $ (ses revenus moins ses dépenses). Ce déficit était comblé auparavant par son revenu d’appoint. S’il avait continué à ce rythme pendant six mois de plus, il aurait ajouté environ 3600 $ supplémentaires sur le solde de ses cartes.

« C’est ainsi que l’on entre dans la spirale de l’endettement. Lorsque l’on maintient un déficit budgétaire chaque mois, l’argent ne peut provenir que de deux sources : un revenu d’appoint temporaire ou le crédit (emprunts, cartes de crédit, etc. », souligne Pierre Fortin, syndic autorisé en insolvabilité, président de Jean Fortin & Associés. Dans le cas d’Éric, il a eu recours aux deux. 

Repartir sur de bonnes bases

Compte tenu de son état de santé et du risque que cela finisse par compromettre son emploi principal, il n’a eu d’autre choix que de procéder à une réduction radicale de ses dettes pour sortir enfin de la spirale. Deux options s’offrent à lui : la faillite et la proposition de consommateur. 

« Parmi les facteurs qui influencent le choix de la personne qui nous consulte, sa préférence et sa capacité financière à faire une proposition suffisamment intéressante pour les créanciers sont les deux principaux », précise Pierre Fortin.

Dans le cas d’Éric, une faillite aurait éliminé ses dettes et il aurait aussi pu conserver son camion dont il est propriétaire en vertu d’un crédit-bail. Toutefois, par principe, il préférait rembourser ses créanciers au maximum de ses capacités.

Son budget lui permettant de dégager 300 $ chaque mois tout en conservant une petite marge de manœuvre de 150 $ supplémentaires pour les imprévus, il a pu faire une proposition de 18 000 $ payable en 60 versements. Celle-ci a été acceptée et Éric pourra repartir sur de bonnes bases. Sa cote de crédit sera de R-9 pendant toute la durée de la proposition, puis passera à R-7 pour les trois années suivantes.

Conseils

Commencez par mesurer votre niveau d’endettement (Jeanfortin.com/ratio). De cette façon, vous saurez où vous vous situez dans l’échelle et pourrez adopter la stratégie appropriée.

Pour vous assurer que vous n’êtes pas coincé dans la spirale de l’endettement, répétez l’exercice tous les six mois pour vérifier que votre endettement n’augmente pas plus que vos revenus.

Faites un budget ! C’est la meilleure façon de voir si vous dépensez plus que ce que vous gagnez. Si c’est le cas, tôt ou tard, vous finirez par atteindre le maximum de votre capacité d’emprunt et vous aurez de moins en moins de solutions à votre disposition pour vous en sortir.

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