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Les pires contrevenants de la maltraitance animale: une ferme délabrée sur un terrain dans un état lamentable

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Photo fournie par le MAPAQ

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Québec a décerné 203 infractions pénales en lien avec le bien-être et la sécurité des animaux, entre juin 2020 et juin 2022. Notre Bureau d’enquête a identifié ceux qui se sont fait prendre le plus souvent. Nous vous présentons ici l'un des pires cas. Nous avons également obtenu les rapports avec photos du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Certains contrevenants ont accepté de donner leur version des faits alors que d’autres ont refusé nos demandes d’entrevue.

Dans la ferme de cet éleveur bovin de Chaudière-Appalaches, le terrain sur lequel se trouvaient les bêtes était en si mauvais état que les animaux s’enfonçaient dans 30 cm de boue pour aller manger.

Des poulets morts se faisaient piétiner par d’autres. 

Le bâtiment de ferme étant délabré, les vaches, le taureau et le veau n’avaient pas d’endroit de repos ou de lieu pour se protéger du froid et des intempéries. 

Les inspecteurs du MAPAQ ont estimé que le bâtiment de ferme de Steeve Laliberté était délabré, et que ses animaux n’étaient pas proté­gés des intempéries.
Photo fournie par le MAPAQ
Les inspecteurs du MAPAQ ont estimé que le bâtiment de ferme de Steeve Laliberté était délabré, et que ses animaux n’étaient pas proté­gés des intempéries.

L’inspecteur du MAPAQ souligne que des sections de murs du bâtiment sont détachées, que des poutres de soutien sont sur le point de céder, qu’il est encombré de déchets et qu’il y a des trous dans la toiture de métal. 

Steeve Laliberté a été condamné en 2022 et en 2021 pour quatre infractions datant de 2019 à 2021.

À cela s’ajoutent deux autres condamnations parce qu’il a fait défaut de «disposer de viandes non comestibles». 

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Photo fournie par le MAPAQ

En entrevue, M. Laliberté soutient avoir fait tout ce qu’il pouvait pour ses animaux. Il raconte que les dernières années ont été difficiles après un accident de voiture au début de la pandémie. La mésaventure l’a laissé avec unenfracture de la colonne vertébrale et des séquelles psychologiques, l’em- pêchant de travailler et limitant ce qu’il pouvait faire sur la ferme. 

«Probablement que j’aurais dû tout vendre. Je n’aurais pas ces problèmes-là. Mais je l’ai fait pour mes enfants», indique-t-il en pleurant au téléphone. 

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Il affirme avoir pris des mesures pour s’aider. Il a vendu une grande partie de son troupeau et ses chevaux, une décision «crève-cœur», car ses enfants les adoraient, dit-il. 

Il soutient ne pas avoir pu se présenter aux audiences en raison de ses problèmes de mémoire et de concentration, qui seraient apparus après son accident. Il prévoit contester des amendes qui lui ont été remises, car il considère qu’elles sont abusives. 

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