/sports/opinion/columnists
Navigation

Comment ne pas aimer le Canadien?

Penguins c. Canadiens
Photo Martin Chevalier La plupart des joueurs du Canadien apportent leur contribution. Les meilleurs excellent, les moins talentueux font tout leur possible pour aider.

Coup d'oeil sur cet article

Martin St-Louis n’est jamais drabe dans ses points de presse. Il a souvent des citations accrocheuses. Comme celle-ci après la troisième victoire consécutive des siens aux dépens des Penguins de Pittsburgh, samedi soir au Centre Bell : « On ne regarde pas le classement. On se présente. »

L’entraîneur du Canadien répondait à une question de Luc Gélinas qui lui faisait remarquer que son équipe avait récolté des points dans sept de ses huit derniers matchs.

Avant de faire sa déclaration, St-Louis avait indiqué ne pas être au fait de cette statistique. Si j’ai bien compris, le classement n’est pas affiché dans le vestiaire, selon ce qu’il a dit.

Amateurs conquis

S’il n’a aucune raison de déroger à cette pratique, les amateurs, eux, n’en reviennent pas quand ils consultent le classement.

Ils ne s’emballent pas pour autant, sachant très bien qu’une saison ne se joue pas en 15 matchs. Encore moins quand il s’agit d’une équipe en reconstruction. 

Mais ils sont contents. Ils aiment ce qu’ils voient. Ils apprécient le spectacle que leur donne leur équipe. Ils sont conquis par cette formation qui fait des pieds et des mains pour gagner.

La plupart des joueurs apportent leur contribution. Les meilleurs excellent, les moins talentueux font tout en leur possible pour aider.

Comment ne pas les aimer ?

Ils nous gardent devant nos téléviseurs. Combien de fois, ces dernières années, changeait-on de poste ? Plusieurs avaient baissé les bras.

Les matchs du Canadien ne faisaient plus partie de leur rituel. Les diffuseurs doivent être satisfaits des cotes d’écoute.

Et la loterie ?

Bien sûr, il y a des objecteurs de conscience. Ceux-là attendent que le Canadien se plante pour le planter.

Ils craignent que le Tricolore soit en train de se sortir de la loterie Connor Bedard.

Si le talentueux joueur de centre des Pats de Regina est étiqueté comme le meilleur joueur de la cuvée 2023 du repêchage, d’autres espoirs bien cotés seront disponibles.

St-Louis n’a jamais joué pour perdre et ce n’est pas aujourd’hui qu’il va commencer.

On n’est plus en 1984 non plus.

Cette année-là, les Penguins et les Devils du New Jersey avaient rivalisé de maladresse pour terminer au dernier rang du classement général, afin de mettre la main sur le premier choix au repêchage qui se révélait être un certain Mario Lemieux.

L’institution de la loterie, en 1995, a changé la donne.

Suzuki : le bon choix

On peut dire aussi que St-Louis savait ce qu’il faisait lorsqu’il a offert le poste de capitaine à Nick Suzuki à la fin de la saison dernière.

Sans dire que je n’avais pas confiance en Suzuki, je me demandais comment il réagirait avec le C à son chandail.

Je me disais que son nouveau contrat lui créerait suffisamment de pression. Mais on voit bien que rien ne le dérange.

Rendons aussi à César ce qui appartient à César.

Marc Bergevin a réalisé un coup fumant quand il a obtenu Suzuki dans l’échange qui a envoyé Max Pacioretty aux Golden Knights de Vegas.

Ce fut, et de loin, sa meilleure transaction durant son règne de dix ans au poste de directeur général du Canadien.

L’arrivée de St-Louis derrière le banc du Tricolore a permis à Suzuki de rehausser sa confiance, tout comme pour Cole Caufield, il va sans dire.

Le jeune joueur de centre présente une fiche de 22 buts et 31 mentions d’aide pour un total de 53 points en 52 matchs sous la direction de St-Louis.

Dire les vraies choses

Le coach est impressionnant.

La première fois que St-Louis m’avait parlé de son intérêt pour le poste d’entraîneur, c’était pendant la finale de l’Association de l’Est entre le Lightning de Tampa Bay et les Bruins de Boston, en 2011.

J’étais revenu sur le sujet avec lui dans les jours précédant son intronisation au Panthéon du hockey, en 2018.

« J’aime être dans les tranchées, je pense être capable de pousser les joueurs, avait-il dit.

« Coacher, c’est gérer des personnes. »

Aujourd’hui, on sait qu’il le fait bien.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.