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La misère des uns et la richesse des autres

A view looking down on a large secondary high school exam hall set up with organized desks table and papers ready for students to sit the examination.
Photo stock.adobe.com (LincB)

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C’était jeudi passé. Assis dans ma classe en compagnie de la journaliste Daphnée Dion-Viens, j’écoutais les histoires fascinantes de mes trois nouveaux collègues immigrants.

Même si nous cohabitons à l’école, je n’avais pas encore pris le temps de discuter avec eux. Dans le tourbillon quotidien, nos échanges se résumaient à un simple bonjour et à un beau sourire. 

A view looking down on a large secondary high school exam hall set up with organized desks table and papers ready for students to sit the examination.
Photo Stevens LeBlanc

Pendant que Deni, Abigaël et Marius racontaient leurs péripéties en sol québécois, je n’ai pu m’empêcher de penser aux étudiants en enseignement qui font l’actualité depuis quelques semaines en raison de leurs revendications.

Désirs

Après l’organisation d’une journée de grève pour protester contre certaines exigences liées au Test de certification en français écrit, c’était au tour des étudiants de l’UQAM de se mobiliser pour les conditions des stages.

Si j’étais assis dans ma classe à les écouter pendant une entrevue fictive, j’imagine leur discours:

  • Je veux un test de français plus facile;
  • Je veux un salaire pendant mon stage;
  • Je veux qu’on réduise ma charge de travail;
  • Je veux une meilleure protection contre le harcèlement pendant mes stages;
  • Je veux des accommodements, car je suis un parent étudiant;
  • Je veux...

Je suis à peu près certain que les mots «je dois» n’auraient pas été prononcés. 

Relativiser ses problèmes

Si quelques demandes sont tout à fait légitimes, d’autres font sourire. J’ai parfois l’impression d’entendre l’argumentaire de mes élèves. 

Ces jeunes adultes sont le produit de notre société et de notre système scolaire. Si la période revendicatrice de l’adolescence n’a pas changé, la réponse du système d’éducation à leur égard est très différente aujourd’hui. 

D’ailleurs, leurs parents sont probablement du type «hélicoptère» ou «chasse-neige». Je ne serais pas surpris de voir certains d’entre eux aller porter des lunchs à leurs enfants pendant le piquetage.

Dans ma classe jeudi passé, j’aurais adoré m’asseoir avec ces futurs enseignants pour discuter avec Deni, Abigaël et Marius.

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