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Entre l’humain et l’espace sidéral!

Si jamais vous nous écoutez se penche sur l’histoire

Si jamais vous nous écoutez
Photo courtoisie, Gunther Gamper Olivier Morin, Simon Landry-Désy et Évelyne Rompré se partagent la scène dans Si jamais vous nous écoutez, qui est présentée au Théâtre Denise-Pelletier.

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Mi-documentaire, mi-fiction, la pièce Si jamais vous nous écoutez marie ingénieusement un pan de l’exploration spatiale et les débats sur l’évolution humaine, malgré un certain manque d’émotions.

Montée au Théâtre Denise-Pelletier, cette pièce raconte la petite histoire de l’élaboration du disque d’or placé dans la sonde Voyager, lancée dans l’espace en 1977, telle une bouteille à la mer intersidérale qui pourrait être éventuellement recueillie par des extraterrestres. Ce disque résumait en sons et en images la Terre et l’espèce humaine. 

Le spectacle présente ce qu’il véhiculait en suivant les délibérations de membres qui ont choisi le contenu pour la NASA. Il s’agit du célèbre astrophysicien Carl Sagan (Robin-Joël Cool), sa femme Linda Salzman Sagan (Évelyne Rompré), Timothy Ferris (Simon Landry-Désy), Ann Druyan (Phara Thibault) et Frank Drake (Olivier Morin).

Écrite et mise en scène par Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais, la pièce commence par des comédiens très à l’aise qui jouent eux-mêmes en abordant leurs propres peurs concernant le futur de l’humanité, menacée par les changements climatiques, le nucléaire, etc. Rien de nouveau sous le soleil, même si le tout est bien résumé.

Ceci met la table sur l’arrivée des personnages et de ce disque d’or, cet objet qui « sert à laisser une trace pour ceux qui vont nous survivre ». Une approche didactique grand public s’ensuit pour vulgariser ce sujet. Une foule de détails, dont la pertinence varie selon le degré de connaissance et d’intérêt de chaque spectateur, sont alors révélés. Ce discours pédagogique est bien appuyé par des images d’archives et un décor simple, mais attrayant.

Un peu de fiction

Le récit glisse ensuite sur les choix impossibles qu’ont eu à faire les cinq protagonistes en matière d’images et de sons pour résumer notre monde. Ces débats fictifs donnent lieu à des longueurs, même si des tensions entre les participants ajoutent un peu de piquant. Évidemment, il n’est pas difficile de conclure que ces choix ne seraient certainement pas les mêmes aujourd’hui. 

Plus lyrique, la dernière partie du spectacle est réussie. Elle montre avec davantage d’émotion l’immensité de l’espace et le grain de sable que représente la Terre dans cet ensemble.

Avec une trame fictive intéressante, mais sans mordant, ainsi qu’un discours pédagogique où le consensus l’emporte sur les controverses, ce spectacle devrait surtout séduire un public qui connaît peu le cosmos ou les grands défis de l’humanité. À noter qu’une expérience numérique interactive peut être vécue avant la représentation en téléchargeant l’application portant le même nom que la pièce.

Si jamais vous nous écoutez est présentée jusqu’au 25 novembre au Théâtre Denise-Pelletier.

  • Si jamais vous nous écoutez ★★★1⁄2

Une mise en scène de Laurence Dauphinais et Maxime Carbonneau

Avec Robin-Joël Cool, Simon Landry-Désy, Olivier Morin et Évelyne Rompré

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