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Il y a quasiment 7 ans et demi... Trump descend son «Famous Escalator» pour annoncer sa candidature à la présidentielle américaine

Donald Trump descend un escalier mécanique de la Trump Tower pour annoncer sa candidature à la présidence des États-Unis le 16 juin 2015.
Capture d'écran Guardian | Christopher Gregory/Getty Images Donald Trump descend un escalier mécanique de la Trump Tower pour annoncer sa candidature à la présidence des États-Unis le 16 juin 2015.

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Il y a quasiment 7 ans et demi, Donald Trump a décidé de descendre «The Famous Escalator» et d’annoncer sa candidature à la primaire présidentielle du Parti républicain. Alors que l’ex-président va annoncer ce mardi 15 novembre sa 3e candidature, revenons sur ce jour à l’origine d’une présidence que certains ont considérée comme «chaotique» et qui a mené à 2 procès en destitution et une tentative de coup d’État. 

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Comme le rappelle la présentatrice de l’émission The 11th Hour sur MSNBC, Stephanie Rhule, «les gens ont ri, ils pensaient que c’étaient une mauvaise blague, il a dit que le rêve américain était mort [...]. Ça a été une journée qu’il n’a pas arrêté de se remémorer au cours des années suivantes».

Trump a commencé son discours en remerciant les milliers de personnes qui sont venues y assister. Ce fut le premier mensonge de la journée selon Alana Wise de Reuters, dans une déclaration au Guardian. Il n’y avait en fait que quelques dizaines de spectateurs et la majorité était en fait des acteurs payés par la campagne de Donald Trump.

Le choix musical de l’événement était aussi marquant, que ce soit par le titre joué et par la polémique qui suivit. Trump a choisi ici de descendre de son escalier mécanique au rythme de Rockin’ in a free world de Neil Young. Le «Loner», comme d’autres artistes tels que les Rolling Stones plus tard, a alors ordonné que le candidat et ex-président arrête d’utiliser ses chansons pour ses rassemblements.

Si une majorité de l’événement a été remplie d’attaques contre ses adversaires à la primaire républicaine («Ils suent comme des chiens pendant un débat, comment pourront-ils battre l’État islamique») et de justification de sa position comme le favori au scrutin, ce sont surtout ses propos tendancieux qui ont retenu l’attention ce jour-là.

«On ne bat plus personne [...]. Quand est-ce que les États-Unis ont battu la Chine pour la dernière fois par exemple? Les États-Unis sont devenus le dépotoir de la planète.»

«Quand le Mexique nous envoie ses gens, ils ne nous envoient pas ses meilleurs. Ils envoient des gens qui ont beaucoup de problèmes, et ils apportent ces problèmes avec nous. Ils amènent de la drogue, ils amènent le crime, ce sont des violeurs. Et certains, je suppose, sont de bonnes personnes.»

«Je candidate officiellement au poste de président des États-Unis et nous allons rendre l’Amérique à nouveau grande.»

Comme le rappelle le Guardian, si des remarques avaient été préparées, Trump a décidé de ne plus les suivre assez tôt dans son discours.

Cette méthode est devenue son modus operandi lors de ses allocutions et elle continue de l’être plus aujourd’hui: des propos décousus, mais quand même encadrés de quelques éléments de langages, répétés à foison en fonction du sujet principal de sa prise de parole.

De nombreux qualificatifs ont été choisis pour traiter de cet événement : «pas sérieux», «l’équivalent d’une pièce de théâtre sur Broadway», «l’équivalent d’un épisode de téléréalité», etc. 

Les observateurs se sont quand même accordés pour dire qu’il y a un avant et un après 17 juin 2015 dans l’histoire politique américaine. Et quasiment 7 ans et demi plus tard, une nouvelle grande annonce pourrait avoir lieu ce mardi 15 novembre 2022.

Car malgré les polémiques, les réprobations à son discours et même les récents échecs de ses candidats aux élections de mi-mandat, alors que Ron DeSantis gagne en puissance, un récent sondage commandé par le site d’information Politico indique que le Parti républicain est toujours «le Parti de Trump».

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