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La transformation du Canadien: le succès ne rime plus avec Price

Canucks c. Canadiens
Photo Martin Chevalier On voit plusieurs leaders chez le Canadien, dont le capitaine, Nick Suzuki.

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On aura droit à un duel d’équipes Cendrillon ce soir, au Centre Bell, entre les Devils du New Jersey et le Canadien.  

Bon, le Tricolore n’est que dans une séquence de trois victoires, comparée à celle de neuf des Devils ou encore à un sommet de 28 points des « Cendrillons » de Boston, mais, après avoir perdu ses huit matchs préparatoires, on peut affirmer que la troupe de Martin St-Louis étonne. 

Les partisans du CH ont plusieurs raisons de se réjouir, et, peu importe ce qui se produira ce soir, les succès des Devils sont inspirants pour toutes les équipes en développement. On ne leur donnera pas la coupe Stanley tout de suite, mais ce qu’on doit retenir, c’est que le succès n’est parfois pas si loin avec une bonne recette. 

On aurait pourtant dû apprendre la leçon des Golden Knights de Vegas qui ont atteint la finale de la Coupe Stanley à leur première saison en 2017-18. Je vous avoue que je ne croyais pas vraiment aux Devils en début de saison. Mes espoirs pour le Canadien n’étaient pas très grands non plus et je ne m’imaginais pas que les Bruins seraient en tête du classement général à la mi-novembre. 

Nous tombons tous dans le panneau, mais ne nous emballons pas non plus. La saison est encore jeune ; plusieurs puissances de la LNH n’ont pas encore pris leur erre d’aller. Tôt ou tard, chaque équipe frappe un mur et seules les meilleures savent s’en remettre. 

Un bon exemple pour le CH 

Chose certaine, les Devils sont un bel exemple pour la troupe de Martin St-Louis. Eux aussi ont connu une saison de misère l’an dernier. Lorsque l’on regarde les deux formations, le Canadien n’a rien à envier aux Devils. Dans les deux cas, nous avons des formations bien dirigées qui travaillent avec acharnement et qui sont compétitives tous les soirs. 

L’entraîneur-chef des Devils, Lindy Ruff, a failli passer dans le tordeur, mais c’est un vieux de la vieille qui a souvent su tirer le meilleur de ses joueurs avec des équipes de deuxième et de troisième ordre. St-Louis en est à ses débuts derrière le banc, mais jusqu’ici, on peut dire qu’il obtient le meilleur de chaque joueur, ou presque. 

Voilà la clé du succès : compétitionner soir après soir. C’est ainsi que la chimie s’installe et que le succès engendre le succès. Dans le cas du Canadien, une nouvelle identité se développe et l’époque où l’on disait que sa réussite passait par Carey Price est révolue.

On assiste à un virage à 180 degrés, car, aujourd’hui, c’est tout le monde qui met la main à la pâte. C’est plaisant de voir qu’il y a plusieurs jeunes qui grandissent dans une ambiance positive. 

Ça démontre à quel point Price en avait lourd sur ses épaules. Dans ses meilleures années, il faussait les données à lui seul. Aujourd’hui, les résultats sont ceux de toute une équipe, et j’aime le fait qu’on ait deux gardiens fiables. Ça reflète un peu ce qui se passe dans cette formation. 

De bons vétérans pour encadrer

Les jeunes sont enthousiastes et ils progressent. Il y a quelques bons vétérans pour les encadrer, même si on n’a pas de Patrice Bergeron ni de Brad Marchand comme Boston. Le leadership combiné de St-Louis, de ses adjoints, des vétérans et du jeune capitaine, Nick Suzuki, incite les jeunes à jouer de la bonne façon et tant que ce sera le cas, on pourra entrevoir l’avenir avec optimisme. 

Le Canadien, tout comme les Bruins, mise également sur un nouvel entraîneur. Jim Montgomery avait fait du bon travail à Dallas et il profite de sa seconde chance chez les Bruins. St-Louis semble toujours avoir les bonnes réponses. 

Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets 

Allen et Montembeault 

Canucks c. Canadiens
Photo Martin Chevalier

Martin St-Louis semble vouloir donner deux matchs sur trois à son vétéran Jake Allen, et je n’ai pas de problème avec ça, même si Samuel Montembeault fait très bien. Les deux gardiens performent et c’est ce qui compte. Il n’y a pas d’urgence à solliciter Montembeault davantage, mais on sait qu’il est prêt. C’est rassurant. 


Où en est Drouin ? 

Canucks c. Canadiens
Photo Martin Chevalier

Il n’y a jamais rien de parfait au hockey et j’aimerais tellement voir Jonathan Drouin s’éclater. Il dit les bonnes choses, il ne fait pas de vagues, mais on ne peut pas dire qu’il mange les bandes. Je peux comprendre qu’un certain détachement s’installe chez un joueur rendu à la mi-trentaine, mais à 27 ans, je voudrais voir un peu plus de passion chez lui. J’aimerais voir une attitude comme « Je vais vous montrer ce que je peux faire », mais on dirait plutôt qu’il accepte déjà le rôle d’un joueur vieillissant.  


Les jumeaux Sedin 

Je vous ai parlé de Roberto Luongo la semaine dernière et je vais renchérir avec ses anciens coéquipiers et frères jumeaux qui ont fait leur entrée au Temple de la renommée en même temps que lui. Sans être spectaculaires, ces deux gars-là amassaient des points soir après soir et ils ont été au cœur des succès des Canucks pendant des années, produisant au même rythme. Ils méritent leur intronisation, mais, en rétrospective, il faut lever notre chapeau à Brian Burke qui a réussi à négocier pour les repêcher tous les deux. Quel coup de théâtre ! Sam Pollock n’aurait pas fait mieux. 


Encore Fleury 

Canucks c. Canadiens
Photo AFP

Après un début de saison difficile, Marc-André Fleury retrouve son aplomb et plus rien ne me surprend dans son cas. Il est toujours aussi passionné et il a signé son 72e jeu blanc la semaine dernière. Le fait qu’il ait le soutien total de son entraîneur, Dean Evason, et du directeur général, Bill Guerin, n’est pas étranger à ses succès.

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