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L’ex-employé d’Hydro-Québec Yuesheng Wang formellement accusé d’espionnage

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L’ex-employé d’Hydro-Québec accusé d’espionnage au profit de la Chine restera détenu en attendant la suite des procédures. 

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Yuesheng Wang, 35 ans, a comparu au palais de justice de Longueuil par visioconférence, mardi matin. 

Il a nécessité l’aide d’un interprète mandarin parce qu’il ne parle pas français et qu’il s’exprime difficilement en anglais.

  • Écoutez la rencontre Foisy - Bureau diffusée chaque jour en direct 8 h 05 via QUB radio :

Wang est accusé d’espionnage pour avoir obtenu des secrets industriels dans le cadre de ses fonctions à Hydro-Québec, de fraude pour avoir obtenu des secrets industriels, d’utilisation non autorisée d’ordinateur et d’abus de confiance par un fonctionnaire public. 

À la lecture des actes d’accusation, Wang a hoché de la tête, manifestant son désaccord.  

« C’est une réaction normale, c’est humain. C’est quand même quelqu’un qui est accusé de choses graves », a expliqué son avocat, Gary Martin. 

Me Gary Martin
Photo Camille Payant
Me Gary Martin

La Couronne s’est opposée à sa remise en liberté. 

« Notre évaluation de la preuve nous laisse croire qu’il y a un risque sérieux que monsieur ne se présente pas pour faire face aux procédures », a dit le procureur de la Couronne fédérale, Me Marc Cigana. 

Wang a été arrêté à son domicile de Candiac lundi matin ; il était détenu au quartier général de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) depuis. 

  • Écoutez le segment judiciaire avec Félix Séguin diffusé chaque jour en direct 8 h 35 via QUB radio :

Chercheur et espion

Il sera transféré dans un centre de détention et il sera de retour en cour vendredi. 

Wang était, jusqu’à tout récemment, chercheur au Centre d’excellence en électrification des transports et en stockage d’énergie d’Hydro-Québec.

Selon notre Bureau d’enquête, l’accusé faisait du télétravail et n’avait pas fait l’objet d’une habilitation sécuritaire, malgré les renseignements stratégiques auxquels il avait accès.

À Québec, le dossier préoccupe les élus. « C’est inquiétant. Je suis content que la direction d’Hydro-Québec l’ait vu rapidement. Ils ont fait intervenir la GRC, on a pu [...] le “pincer” », a déclaré le premier ministre François Legault.

– Avec Patrick Bellerose

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