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PLQ: Nichols et Benjamin se sont disqualifiés

Les députés Marie-Claude Nichols et Frantz Benjamin
Photos Agence QMI Les députés Marie-Claude Nichols et Frantz Benjamin

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Le déchirement au PLQ s’est poursuivi cette semaine.

Rappelons la séquence. Dans le but de réparer une injustice envers Marie-Claude Nichols, tout en ne dénudant pas totalement M. Benjamin, le chef intérimaire Marc Tanguay a proposé une solution de compromis leur offrant la vice-présidence pour deux ans chacun. C’était ingénieux.

Mme Nichols a accepté ce compromis, elle a mis de l’eau dans son vin. Bravo.

Frantz Benjamin fait du chichi

En soirée, lundi, M. Benjamin, furieux, sans en avoir parlé à son parti, a annoncé qu’il entamait une réflexion sur son avenir politique tout en menaçant de quitter le caucus libéral.

N’est-ce pas la prérogative du chef de nommer le vice-président? Pourquoi s’indigne-t-il alors contre son nouveau chef, qui tentait de trouver une solution de compromis? En quoi M. Benjamin était-il en droit d’exiger que cette fonction lui revienne d’office?

Pire, il a placé son nouveau chef dans une position de faiblesse, faisant échouer sa première mission qui était celle de réintégrer leur ancienne collègue. Il a défié l’autorité de son chef publiquement. Ce n’est pas rien.

Menaces indignes

À mon avis, les deux députés se sont disqualifiés pour la fonction de vice-président en donnant la priorité à leur égocentrisme et à leurs aspirations personnelles, et ce, au détriment des intérêts supérieurs. Mme Nichols a eu la tête d'Anglade, c’est majeur. Ce qu’a fait Frantz Benjamin n’est pas anodin non plus. Il n’a pas été exclu du caucus comme Mme Nichols et il a décidé sciemment de faire du chichi sur la place publique. C’est grave.

Comme citoyen, nous sommes en droit de nous demander si ces deux élus sont aptes à diriger les travaux parlementaires dans la plus grande impartialité et dans le décorum que commande l’Assemblée nationale. Ils ont bataillé dans les coins afin de faire avancer leur cause personnelle, quitte à créer des dommages à leurs collègues et à leur parti.

Mme Nichols n’est plus libérale, donc son sort est réglé; les libéraux nommeront-ils vraiment un joueur solo comme M. Benjamin à ce poste prestigieux?

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