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Système de santé: les Québécois parmi les plus découragés et ouverts au privé au Canada

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Photo d'archives / Agence QMI

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Les Québécois figurent parmi les Canadiens les plus découragés au pays par leur système de santé provincial, au point de vouloir donner une chance au privé, laisse entrevoir un sondage Ipsos réalisé pour le compte de l’Institut économique de Montréal (IEDM). 

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Selon le coup de sonde dévoilé mardi, 52 % des Québécois sont insatisfaits du réseau de santé, un taux qui dépasse la moyenne nationale de 49 % et qui est éclipsé seulement par le désespoir vis-à-vis du système de santé dans les provinces de l’Atlantique, où l’insatisfaction atteint 70 %.

Notamment, les Québécois jugent que la croissance des dépenses en santé n’est pas viable (69 %), que le réseau est trop bureaucratique (84 %) et qu’une décentralisation du réseau est nécessaire (75 %). Tous ces taux sont plus élevés que la moyenne nationale.

Conséquence de ce découragement, les Québécois sont les plus ouverts au pays à l’idée de faire une plus grande place au privé en santé, avec 67 % des répondants qui souhaitent que «l’État permette aux patients un accès accru à des soins offerts par des entrepreneurs privés en santé», contre 52 % dans l’ensemble du pays.

Aux yeux de l’IEDM, le projet de mini-hôpitaux privés promus par la Coalition avenir Québec pendant la campagne électorale – en vertu duquel l’État assurerait un accès universel à des hôpitaux gérés par le privé – peut susciter l’adhésion des Québécois.

  •  Écoutez l'entrevue d'Isabelle Maréchal avec Manon Ruest, proche aidante et Johanne Audet, Directrice générale de Regroupement des Proches aidants de Bellechasse sur QUB radio : 

«Si les Canadiens et Canadiennes craignent toujours les dérives du système américain, ils sont prêts à expérimenter avec des modèles mixtes comme ceux de la France et de la Suède. Dans le contexte québécois, cela montre qu'il y a un mandat clair pour le projet de mini-hôpitaux indépendants de la CAQ», a fait valoir l’économiste Emmanuelle B. Faubert.

«Les Canadiens et Canadiennes comprennent qu'on ne réglera pas les problèmes du système de santé en se contentant d'y engloutir quelques milliards de plus», a-t-elle ajouté.

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