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Trump plonge: deux ans de folies et de menteries

Trump plonge: deux ans de folies et de menteries
AFP

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Le sort est jeté. La campagne présidentielle de 2024 a débuté mardi soir à 21 heures. Le mégalomane égocentrique a déclaré en annonçant sa candidature qu’il n’y a jamais rien eu de semblable dans l’histoire du monde que le mouvement qu’il dirige. Il s’est ensuite pété les bretelles pendant le reste de son discours.

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Tous ses proches conseillers imploraient Trump de ne pas annoncer sa candidature. Il a fait à sa tête. Outre de multiples enquêtes criminelles fédérales et étatiques, il doit faire face à une opposition croissante au sein d’un Parti républicain divisé à son sujet. Les piètres résultats de nombreux candidats qu’il a soutenus aux élections de mi-mandat n’ont fait qu’amplifier la grogne... et la lassitude.

Par rapport à sa campagne de 2020, celle de 2024 va avoir un personnel et un budget réduits, selon le Washington Post. Sa fille Ivanka, et son gendre, Jared Kushner, qui ont joué un rôle majeur dans les deux précédentes, n’ont pas l’intention de s’impliquer cette fois, a appris Le Journal.

Le sénateur démocrate Bernie Sanders estime que la popularité de Trump est tellement à la baisse que sa candidature est probablement une bonne chose pour son parti.

Mais rien n’indique qu’il ait perdu son emprise sur la majorité des électeurs républicains sous éduqués, sous doués et crédules, «sa base», qui vont rendre extrêmement difficile de se débarrasser de lui comme chef du parti. Même si un sondage récent indique que 65 pour cent des Américains souhaitaient qu’il ne se représente pas.

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Trump, DeSantis: un choix déchirant

La décision de Trump accentuera la division au sein des républicains. Les têtes d’affiche et les leaders du parti devront rapidement lui déclarer allégeance ou se ranger derrière des rivaux potentiels comme le gouverneur de Floride, Ron DeSantis.

Signe des temps et de mauvais augure pour Trump, le Wall Street Journal qui appartient au baron conservateur des médias Rupert Murdoch a écrit que «Trump est le plus grand perdant du Parti républicain» et a demandé qu’il renonce à se représenter. On rapporte que Murdock – également propriétaire de Fox News – favorise maintenant Ron DeSantis, aussi à droite que Trump, mais plus cohérent et légèrement moins clivant.

Trump a si peur de DeSantis qu’il l’a insidieusement menacé: «S’il entre dans la course, je vous dirai des choses sur lui qui ne seront pas très flatteuses», a proféré Trump. «J’en sais plus sur lui que n’importe qui d’autre sauf – peut-être – sa femme...».

Trump n’acceptera pas de perdre

Les résultats extrêmement serrés des élections mi-mandat montrent que si l’ère Trump est sur le déclin, il nous réserve encore bien des surprises.

Il n’y a aucune indication que les idiots MAGA de la sédition trumpiste s’essoufflent ou se découragent. Les partisans de Trump n’ont pas accepté la défaite en 2020, et ils ne l’accepteront pas plus en 2024. Ils se préparent à toute éventualité: l’attorney general défaillant Garland va finir par se décider de le poursuivre pour les crimes qu’il a commis.

Les États-Unis vont vivre deux années de trumpetteries et de folies.

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