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Fin des lecteurs de plaques à la Sûreté du Québec

La SAAQ a indiqué qu’elle cesserait de subventionner cet outil de patrouille à la fin de la présente année

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Photo d'archives On voit au centre des gyrophares l’appareil qui permet la lecture automatique des plaques d’immatriculation.

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La Sûreté du Québec cessera dès la fin de l’année d’utiliser les lecteurs de plaques qui facilitent le travail des policiers, puisque la Société de l’assurance automobile du Québec n’en supportera plus les coûts, n’en voyant plus l’intérêt en termes de sécurité routière. 

«Bien que cet outil demeure pertinent, il est difficile d’associer l’opération du Système de reconnaissance de plaques d’immatriculation (SRPI) à des gains concrets en matière de sécurité routière», explique dans un courriel Gino Desrosiers, porte-parole de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

La SAAQ cessera donc de financer les corps policiers qui utilisent le SRPI à la fin décembre. Cet appareil permet aux policiers sur la route de vite repérer les conducteurs aux plaques non conformes ou qui conduisent sans autorisation.

Permis impayés

«Il sert particulièrement à la détection et à l’interception des conducteurs ayant des immatriculations ou des permis impayés ou sanctionnés», explique la lieutenante Ann Mathieu, de la Sûreté du Québec.

Ce système sert aussi lors de recherches de véhicules volés, suspects et d’alertes Amber. Ce ne sont cependant pas tous les véhicules de patrouille qui en sont munis.

Depuis 2010, la SAAQ affirme avoir accordé plus de 4,5 M$ aux corps policiers de la province pour l’acquisition et l’entretien de ces appareils.

Par exemple, la SAAQ a octroyé cette année à la SQ un montant maximal de 53 994 $ pour payer uniquement les licences exigées par le fournisseur du SRPI.

La Société souligne être maintenant en pleine transformation numérique, ce qui devrait éventuellement lui permettre de «recouvrer les sommes dues par les propriétaires de véhicules», explique-t-on.

«L’intérêt d’avoir recours au SRPI pour cette fin n’est donc plus justifié», estime M. Desrosiers.

Du côté de la SQ, quoiqu’elle reconnaisse son utilité opérationnelle, on a décidé de ne pas poursuivre l’utilisation du système.

«Les patrouilleurs vont recevoir la même information, mais pas avec le même équipement, assure la lieutenante Mathieu. C’est un outil qui se voulait facilitant.»

La policière affirme également qu’il était «difficile» à ce jour pour son corps policier d’évaluer «l’apport» du système sur l’amélioration du bilan routier.

Bien que les subventions de la SAAQ prendront fin pour tous les corps policiers, seule la SQ a pour le moment confirmé qu’elle allait retirer les lecteurs de plaques.

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil tout comme les services de police des villes de Montréal et de Québec ont assuré qu’ils allaient continuer d’utiliser ce système.

Constats à l’aide du lecteur de plaques 

2022*

SQ : nd, SPVM : 5230, SPAL : 4062

2021

SQ : 4301, SPVM : 5798, SPAL : 3949

2020

SQ : 3959, SPVM : 2591, SPAL : 3472

2019

SQ : 5926, SPVM : 4353, SPAL : 3547

2018

SQ : 4817, SPVM : 9222, SPAL : 4672

2017

SQ : 5510, SPVM : 8671, SPAL : nd

 

* À ce jour. nd : non disponible

Source : SQ, SPVM et SPAL

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