/news/currentevents
Navigation

Le Bougon des maisons admet se procurer de fausses identités pour poursuivre son stratagème

TSOUKALAS
Photos courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Le nom du «Bougon des maisons» a été «complètement brûlé» lorsque Le Journal a dévoilé son mode d'opération en 2019, si bien que l’homme de 36 ans avoue qu’il doit désormais voler des identités et se procurer de fausses cartes sur le dark web.

• À lire aussi: Impossible d’arrêter le bougon des maisons

En entrevue téléphonique, Aristidis Tsoukalas a admis sans trop de retenue qu’il s’était acheté de fausses preuves d’identité sur internet.

«Mon nom est terrible, il est détruit, dit-il. J’ai fait ça pour être capable de me trouver un toit et pour que ma famille ne soit pas à la rue. Je ne peux plus utiliser mon nom à cause d’erreurs du passé.»

  • Écoutez le segment judiciaire avec Félix Séguin diffusé chaque jour en direct 8 h 35 via QUB radio :

Un ancien avocat et son cousin

Le Journal a pu retracer au moins quatre fois où il a utilisé un faux nom et de faux papiers pour louer des maisons. Parmi les identités volées, on retrouve celle d’un ancien procureur de la Couronne ainsi que celle de son cousin.  

Bien qu’il semble poursuivre son stratagème de location de maisons en toute impunité, Tsoukalas est tout de même bien connu des services policiers. En août, il a été arrêté pour une histoire de recel avec des véhicules volés. En 2021, il a été accusé puisqu'il aurait une fois de plus prétendu être une autre personne auprès d’une institution bancaire.  

TSOUKALAS
Photo d'archives Pierre-Paul Poulin

En 2019, il s’est reconnu coupable d’une fraude majeure et a été condamné à rembourser, avec ses complices, près de 150 000$ à une banque flouée. En 2008, il a également plaidé coupable à des accusations de vol de cartes de crédit et de complot. 

 «J’ai fait des choses stupides dans ma vie, mais là j’ai changé, je le jure, je ne veux plus faire ça», a dit le trentenaire.

Recherché par plusieurs

D’ailleurs, comme il déménage sans arrêt, il fournit toujours la même adresse aux policiers et à la Cour; celle de la maison de son ex-conjointe, où il a vécu il y a cinq ans.  

«Il y a tellement de personnes qui le cherchent, je ne comprends même pas comment ça il marche encore sur ses deux jambes», a lancé sous le couvert de l’anonymat celui qui occupe actuellement la résidence. Selon lui, de nombreuses personnes cognent à sa porte depuis des années dans l’espoir de tomber sur Aristidis Tsoukalas. En plus des policiers, des huissiers et des représentants de la Cour, des criminels peu recommandables sont à sa recherche, assure l’occupant des lieux.  

«Il doit énormément d’argent à énormément de gens. C’est un escroc, rien de moins», dit-il.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.