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Le problème Trump

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En annonçant sa candidature mardi soir, Donald Trump n’a fait qu’augmenter la douleur lancinante qui afflige les stratèges républicains.

Si Trump a été utile pendant les primaires de 2016 et que sa présidence a permis aux conservateurs d’asseoir leur contrôle sur la Cour suprême pour quelques décennies, il est devenu un boulet.

Il faut maintenant payer la facture

Depuis le moment où il a descendu l’escalier roulant de la Trump Tower pour annoncer sa candidature en 2016, Donald Trump a obtenu une phénoménale couverture médiatique. 

Tout comme les grands réseaux ou les piliers de l’information journaliste en quête de rentabilité ou de profits, le Parti républicain n’a pas su encadrer ou freiner le cirque avant que la machine ne s’emballe. La vedette de téléréalité ne souhaitait que mousser ses intérêts, mais d’une primaire à l’autre, tous ont réalisé que son étau se resserrait.

AFP

Le Parti républicain a vécu au détriment de la popularité de son candidat. La marge de crédit a atteint sa limite dans la foulée de l’assaut du 6 janvier et du «Big Lie», chimère pour laquelle les électeurs viennent tout juste de sanctionner plusieurs trumpistes.

L’heure est venue de payer les comptes et de nombreux élus républicains ne se gênent plus pour exiger le départ du 45e président, n’hésitant plus, démonstration bien tardive de «courage», à le qualifier de perdant.

Trump ne partira pas

Si le constat est net pour le Parti républicain, se défaire de Donald Trump ne sera pas une sinécure. L’esprit d’équipe n’est pas une de ses qualités et il n’en a rien à faire du parti. Trump n’a jamais agi pour personne d’autre que lui.

En lançant son chapeau dans l’arène hier soir, Trump vient de donner le signal du départ de la course à l’investiture 2024. Qu’il soit désormais largué par d’anciens alliés politiques ou par Fox News lui importe peu, il peut encore monnayer sa popularité. Est-il seulement possible de le tasser?

Le Parti républicain doit maintenant boire le calice jusqu’à la lie. On trouvera éventuellement un candidat ou une candidate pour mener la bataille de la présidentielle 2024, mais pas sans avoir d’abord assisté à un autre combat de lutte dans la boue.

AFP

Si le choc ne peut être évité, les républicains sont parfaitement conscients qu’en se rangeant contre Trump, ils risquent de s’aliéner ses plus loyaux partisans. On ne craint certainement pas qu’ils votent désormais démocrate, le vrai cauchemar serait plutôt qu’ils n’aillent pas voter.

Le trumpisme est-il possible sans le gourou? Je crois que c’est partiellement jouable. Des hommes politiques comme DeSantis ou J.D. Vance ont su rallier des mécontents et des extrémistes à leur cause tout en maintenant un certain équilibre. 

Par contre, les élections de mi-mandat ont démontré une fois de plus que chaque vote compte et que plusieurs circonscriptions s’obtiennent à l’arraché. Combien de votes la mise au rancart de Trump coûtera-t-elle? Demeurez à l’écoute!

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