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Infirmière accusée pour de faux profils vaccinaux

Elle fera face à la justice criminelle après une enquête de l’UPAC

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Kayla Pellegrino
Photo tirée de la page Facebook de Kayla Pellegrino Kayla Pellegrino, 31 ans, aurait commis ses crimes à Pointe-Claire et Vaudreuil-Dorion selon l’UPAC.

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Une infirmière de Vaudreuil-Dorion, en Montérégie, vient d’être accusée au criminel d’avoir créé de faux profils vaccinaux dans le cadre de la campagne de vaccination contre la COVID-19.

• À lire aussi: Première accusation pour la production de faux passeports vaccinaux

Kayla Pellegrino devra répondre à des accusations d’utilisation frauduleuse d’ordinateur et de production de faux documents, montre un document judiciaire que nous avons consulté.

La jeune femme de 31 ans a été accusée à la suite d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

L’acte d’accusation en date du 15 novembre précise que Pellegrino a créé « des profils vaccinaux, les sachant faux, avec l’intention d’engager le Gouvernement du Québec, en lui faisant croire que ces documents étaient authentiques ».

  • Écoutez le segment judiciaire avec Félix Séguin diffusé chaque jour en direct 8 h 35 via QUB radio :

Les crimes allégués se sont produits entre le 16 novembre 2021 et le 13 janvier 2022, selon la dénonciation du sergent-enquêteur Patrice Poudrier, de l’UPAC.

L’infirmière indique sur son profil LinkedIn qu’elle travaille pour le géant pharmaceutique McKesson depuis août dernier. Auparavant, elle œuvrait à l’hôpital du Lakeshore, à Pointe-Claire, de janvier 2017 à juillet 2021.

Kayla Pellegrino
Photo courtoisie

Deuxième cas connu

Il s’agit du deuxième cas connu d’accusations criminelles déposées à la suite d’une enquête de l’UPAC en matière de production de fausses preuves vaccinales.

En septembre dernier, une ex-employée du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale, Carolane Fournier, avait été accusée d’abus de confiance, de production de faux documents et d’utilisation frauduleuse d’un ordinateur.

Le corps policier expliquait alors que Fournier avait « fait de fausses alimentations dans le Registre de vaccination du Québec pour elle-même et pour d’autres personnes », pendant quelques jours en septembre 2021.

Infractions pénales

Aussi, en août, une dizaine de constats d’infraction à la Loi sur la santé publique avaient été émis à la suite d’enquêtes de l’UPAC en lien avec l’obtention et l’utilisation de fausses preuves vaccinales. Ces infractions pénales, qu’il faut distinguer des accusations criminelles, s’accompagnaient d’amendes de 1000 à 6000 $.

L’UPAC indiquait à ce moment avoir « une trentaine d’enquêtes criminelles » ouvertes.

Kayla Pellegrino doit comparaître au palais de justice de Montréal le 12 janvier prochain.

– Avec la collaboration de Ian Gemme

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