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Hôpitaux surchargés: l’obligation du masque n’est pas au programme

Hôpitaux surchargés: l’obligation du masque n’est pas au programme
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Le directeur national de santé publique du Québec, Luc Boileau, recommande «le bon sens et la vigilance» plutôt que le retour au masque obligatoire au Québec, malgré la pression à laquelle font actuellement face les hôpitaux de la province. 

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Les hôpitaux du Québec sont surchargés, surtout au niveau pédiatrique, avec la prolifération des virus respiratoires notamment.

«C’est sûr que le temps des Fêtes est à risque sur le plan de la progression de ces virus-là au sein de la communauté, vous l’entendez déjà le virus respiratoire syncytial (VRS) pour les enfants qui est très présent et qui en apporte un certain nombre malheureusement à l’hôpital, même aux soins intensifs», a déclaré le Dr Boileau à QUB radio.

«Le virus de la COVID continue à circuler et abondement dans la population, et il est vraisemblable de croire qu’il pourrait remonter avec toute la question du froid qui nous amène plus à l’intérieur, mais aussi un variant qui est plus contagieux et qui s’installe rapidement au Québec [...] et la grippe», a-t-il ajouté, au micro de Philippe-Vincent Foisy.

La situation risque donc d’empirer, mais de nouvelles restrictions ne sont pas au programme.«Pour être très clair, les virus qu’il y a là, nous y sommes habitués, la COVID aussi [...]. Ça va faire son chemin dans la population, va y avoir plus de gens malades qui vont venir à l’hôpital», s’est défendu M. Boileau.

«On n’est pas là», a-t-il ajouté.

Le directeur national a également insisté sur le bon sens et la vigilance: rester chez soi en étant malade ou encore porter le masque quand on a des symptômes ou dans des endroits très achalandés.

M. Boileau a par ailleurs reconnu qu’un travail d’éducation plus fort restait à faire autour de l’utilisation du masque, qui est associée par la population aux restrictions pandémiques.

«Nous essayons de prendre des moyens comme les interventions que nous faisons d’abord en point de presse, mais il y a quelque chose sous ça qui est plus sensible, c’est cette réappropriation du geste, un geste qui ne doit pas nous ramener dans une situation de peur, mais plutôt dans une situation de gros bon sens», a détaillé Luc Boileau.

«Il va y avoir des campagnes de publicité, des campagnes de formation qui vont viser là-dessus et ça va se répéter à travers le Québec», a-t-il poursuivi.

Le Québec a entamé la période de prolifération de la grippe et le pic devrait se situer autour des fêtes de fin d’année, selon le médecin. Pourtant, la gratuité du vaccin n’est toujours pas prévue.

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