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Une étude pour évaluer l’impact des changements climatiques sur la santé mentale des Madelinots

Une étude pour évaluer l’impact des changements climatiques sur la santé mentale des Madelinots
Hélène Fauteux / AGENCE QMI

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La Santé publique veut savoir jusqu’à quel point la santé mentale des résidents des Îles-de-la-Madeleine peut être affectée par les changements climatiques, eux qui ont notamment vécu un week-end éprouvant en septembre lors du passage de l’ouragan Fiona. 

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Outre les dommages occasionnés par les forts vents et la pluie abondante, l’impact de la tempête, et d’autres avant elle, s’est traduit par un recul important des berges de l’archipel dû aux vagues hors du commun. 

Aux Îles, l’érosion est donc une manifestation très tangible des changements climatiques en cours.

La Direction régionale de santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine est actuellement en attente d'un financement de 120 000 $ du ministère de la Santé et des Services sociaux afin de commander une étude sur la perception qu'ont les Madelinots du phénomène et de mieux outiller les décideurs.

«Est-ce qu'on s'y habitue ou est-ce qu'on est constamment agressé par ça? Il n'y a pas de littérature scientifique sur cette question; on est en manque de connaissances. Cette étude serait une première au Québec», souligne la Dre Marianne Papillon, médecin-conseil de la Direction régionale de santé publique, en poste aux Îles. 

Elle suggère que l'érosion constante que subit l'archipel peut avoir un effet sournois sur le moral des gens.

Sous l’assaut incessant des vagues depuis que les glaces – qui disparaissent progressivement avec le réchauffement du climat - ne les protègent presque plus en hiver, les côtes de l'archipel reculent en moyenne de plus d'un demi-mètre par année. 

Lors du passage de l'ouragan Fiona, l’érosion a été d'une vingtaine de mètres par endroit.

La recherche souhaitée par la Direction régionale serait menée par un ethnologue de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) au cours des deux prochaines années.

D’autre part, la Dre Papillon travaille, également avec l’INSPQ, sur une démarche d’évaluation de la vulnérabilité régionale aux changements climatiques, avec élaboration d’un plan d’action en matière de santé publique. 

Pour les Îles-de-la-Madeleine, le but est de faire le portrait des projections du climat d’ici 2050 et d’établir ce qu’en seront les répercussions sur la santé des insulaires.

La démarche vise aussi à aplanir les inégalités en termes de vulnérabilité face aux effets des changements climatiques sur la santé, nous a expliqué la Dre Papillon.

«On est inégaux devant le climat, et les changements climatiques vont augmenter ces inégalités-là, soutient-elle. Dit très simplement, les personnes les plus pauvres et malades vont être encore plus pauvres et malades. Il faut chercher à réduire ces écarts et à renforcer le tissu social qui lui-même s'effrite avec les inégalités.»

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