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Comment s’assurer que votre REEE est capable de résister à l’inflation

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Avec l’inflation qui grimpe en flèche et la hausse des coûts du logement, beaucoup de parents se demandent si le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) auquel ils contribuent sera suffisant pour couvrir les frais des études de leur enfant.

Le REEE est un outil d’épargne très utile pour couvrir les coûts des études postsecondaires de ses enfants. Le principe est simple : on peut y accumuler jusqu’à un maximum de 50 000 $ par enfant.

La beauté de la chose est que les deux paliers de gouvernement versent des subventions pour un total d’environ 30 %. Pour en bénéficier au maximum, le montant à cotiser dans le REEE est de 36 000 $, ce qui générera 7200 $ en subventions au niveau fédéral et 3600 $ au provincial.

Tant qu’elles demeurent dans le REEE, ces sommes fructifient à l’abri de l’impôt. C’est l’enfant qui par la suite sera imposé sur les retraits effectués dans le régime. Mais même si vous cotisez au maximum, ces montants suffiront-ils si votre enfant entame des études universitaires ?

Le coût d’une année d’études

Hélène Pelletier, planificatrice financière chez Desjardins Gestion de patrimoine, explique que le montant maximum qu’il sera possible d’accumuler dans un REEE, incluant les subventions gouvernementales de 10 800 $, mais excluant les rendements, sera de 60 800 $. En accumulant 36 000 $, vous obtiendrez 46 800 $ avec les subventions, sans considérer les rendements.

Pour avoir un ordre d’idée de ce qu’il peut en coûter pour une année universitaire à Montréal – en partant du principe que l’enfant devra y déménager –, la planificatrice a fait un petit calcul. Les frais de scolarité pour deux sessions sont d’environ 5000 $ (parfois plus ou moins, selon le programme). Si l’enfant est en colocation dans un appartement avec un ou plusieurs étudiants, on peut évaluer en moyenne qu’il lui en coûtera 1000 $ par mois pour se loger. Si on ajoute à cela le coût de la nourriture (300 $ pendant huit mois, si l’enfant retourne vivre chez ses parents pendant l’été), on arrive à approximativement 20 000 $ par année, excluant les frais de transport.

Même en accumulant le maximum, le REEE permettra-t-il de couvrir les frais des études ? 

« Tout dépendra de leur durée, si l’enfant doit quitter la résidence familiale, de la ville où il résidera et du programme suivi », constate Hélène Pelletier.

Elle recommande de planifier au moins trois ans d’études en dehors de la maison, et ce même si vous habitez près d’une université. 

« Si votre enfant compte suivre une longue formation, en médecine par exemple ou des études supérieures, il y a de fortes chances que le REEE soit insuffisant. En revanche il pourra probablement compléter un baccalauréat », indique-t-elle.

Stratégies pour contribuer au REEE

À la lumière de ces chiffres, on voit à quel point il est important de commencer à contribuer au REEE le plus tôt possible, et ce dès la naissance de l’enfant. 

Hélène Pelletier conseille d’ailleurs d’inscrire cette épargne dans votre budget de façon à en faire une dépense fixe. En période d’inflation, il sera peut-être nécessaire de réduire ou de supprimer les dépenses discrétionnaires (sorties, voyages, restaurants, achats de vêtements, etc.) pendant un temps, de façon à pouvoir boucler votre budget malgré la hausse des dépenses.

Autre conseil : si vous avez plus d’un enfant et que l’aîné est inscrit dans un programme admissible, une stratégie intéressante peut être de retirer des cotisations au nom de ce dernier et de les réinvestir dans un REEE au nom du plus jeune. Ainsi, pour le même montant, vous pourrez bénéficier deux fois des subventions gouvernementales. 

« Plus vous avez d’enfants et plus c’est payant ! », indique la planificatrice.

Enfin, dans les périodes plus difficiles financièrement on peut être tenté de retirer des sommes du REEE. Si votre enfant n’est pas encore inscrit à un programme d’études postsecondaires admissible, sachez que vous devrez alors rembourser les subventions gouvernementales.

Conseils

  • Déposez dans le REEE les montants provenant de l’Allocation canadienne pour enfants du fédéral et de l’Allocation famille provinciale.
  • Utilisez le remboursement d’impôt provenant de votre contribution REER pour l’investir dans le REEE.
  • Effectuez des versements périodiques, idéalement sur une base mensuelle. Ce sera plus facile à absorber pour votre budget que de cotiser une fois par an.
  • Les grands-parents, oncles et tantes, parrains et marraines ne savent pas quoi offrir à vos enfants à Noël? Sachez qu’ils peuvent contribuer à son REEE. Ils peuvent aussi ouvrir un REEE de leur côté, mais le montant total des REEE au nom de l’enfant ne doit pas dépasser 50 000 $.
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