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Djokovic: pour une place dans l’histoire... et un énorme chèque

Djokovic: pour une place dans l’histoire... et un énorme chèque
Photo AFP

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TURIN | Novak Djokovic pourrait une fois de plus laisser sa trace dans l’histoire du tennis s’il venait à remporter le titre à la finale de l’ATP, qui se conclura dimanche à Turin.

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Avec un sixième sacre – en huit finales –, le Serbe égalerait la marque de l’illustre Roger Federer.

Samedi, même si, de son propre aveu, il n’était pas au sommet de sa forme après sa bataille de plus de trois heures face à Daniil Medvedev, la veille, l’ancien numéro 1 mondial a vaincu Taylor Fritz en deux manches de 7-6 (5) et 7-6 (6).

Deux manches durant lesquelles les joueurs se sont chaque fois échangé des bris de service. Deux manches durant lesquelles Djokovic s’est aussi servi de son immense expérience pour l'emporter sur un joueur qui en était à sa première participation au championnat de fin de saison.

«J’aime le fait que j’aie été capable de gagner contre Medvedev au terme d’une longue bagarre, puis de revenir le jour suivant, sans avoir eu trop de temps pour récupérer, et de battre Fritz en deux manches serrées», s’est réjoui le vainqueur.

Heureux d’y être encore

Au premier bris d’égalité, «Djoko» a obtenu sa première balle de manche sur le puissant service de Fritz. Un immense coup droit gagnant du Serbe a complètement déjoué l’Américain.

Le septième favori en Italie est parti au vestiaire entre les deux manches. Quand il est revenu sur le court, le momentum avait changé de camp. Fritz l’a brisé d’entrée de jeu.

Et l’Américain semblait bien en contrôle de cette manche, dictant le jeu en fond de terrain comme il l’avait fait face à Félix Auger-Aliassime dans ce match sans lendemain disputé jeudi.

Mais Fritz, qualifié pour ce tournoi en vertu du forfait de Carlos Alcaraz, a tremblé au pire moment. À 5-4, c’était 30-30 sur son service quand un partisan assis dans les gradins a crié en plein point. Le joueur de 25 ans a alors bousillé un revers et offert une balle de bris à Djokovic.

Fort de près de deux décennies d’expérience sur le circuit, le «Djoker» n’allait pas laisser filer si belle occasion. Au son des «Nole! Nole!» qui résonnaient dans le Pala Alpitour, il a recollé à 5-5, puis a remporté le match au terme d’un bris d’égalité fort disputé.

«J’espérais me retrouver [à nouveau en finale], a admis Djokovic, qui n’avait plus atteint ce stade du tournoi depuis quatre ans. Je suis vraiment heureux d’avoir la chance de me battre pour un autre trophée, l’un des plus importants qui existent dans notre sport.»

Il y a Novak... et les autres

Cette finale à Turin est la cerise sur le gâteau pour Djokovic, qui n’a disputé que 12 tournois cette saison. Non vacciné contre la COVID-19, il a raté plusieurs tournois de la série Masters, dont Indian Wells, Miami, Montréal et Cincinnati, ainsi que l’Open d’Australie et le US Open.

Malgré tout, le joueur de 35 ans est actuellement huitième mondial et il a encore ses chances de déloger Félix, qui est virtuellement cinquième pour l’instant.

«Quand Novak joue, il est le meilleur, a concédé Fritz après le match. Il n’existe aucun doute à ce sujet. Lorsqu’il n’est pas là, ce qui est arrivé souvent cette année, on voit beaucoup de résultats différents.»

«Tous les autres joueurs affichent un niveau extrêmement semblable et la victoire revient à celui qui joue le mieux cette semaine-là, aux conditions du terrain», a continué le huitième favori.

«N’oubliez pas d’où je viens»

Et cette semaine, Djokovic est là, dominant comme l’a relevé Fritz. Puisqu’il est demeuré invaincu durant la phase des groupes, le Serbe touchera 6,4 millions de dollars canadiens s’il l’emporte dimanche, face à Casper Ruud ou à Andrey Rublev.

S’il avait perdu un match dans le groupe rouge, il aurait dû se «contenter» d’un magot de 2,95 M$, advenant une victoire en finale.

Grâce notamment à ses 21 trophées en Grand Chelem et à ses 69 autres titres sur le circuit, «Djoko» a déjà empoché plus de 214 M$ depuis le début de sa carrière.

Questionné pour savoir si l’argent constituait une source de motivation pour lui, le joueur le plus dominant de la dernière décennie s’est lancé dans une longue explication, rappelant qu’il avait grandi durant la guerre en Yougoslavie, au milieu des années 1990. 

«Je ne tiens rien pour acquis, a affirmé Djokovic. Je sais ce que c’est que de vivre et de grandir dans une famille de cinq personnes, de ne rien avoir sur la table, à cause de la guerre, des restrictions.»

«J’ai connu le contraire [de la richesse], a-t-il continué. Ça m’aide dans la vie, car j’apprécie davantage tout ce qui m’arrive.»

Mais, a-t-il tenu à rappeler, «chaque euro [ou dollar] que j’ai gagné, ce fut grâce à beaucoup de travail, de sueur et de larmes».

Djokovic trouve que sa «constitution physique est assez bien»

Souvent sympathique et volubile en conférence de presse, Novak Djokovic s’est gentiment moqué d’un journaliste allemand qui lui a demandé, samedi, comment allait sa «constitution physique», après son long match contre Daniil Medvedev.

«Ma constitution physique est assez bien, je crois!» a lancé le Serbe en souriant, après la rencontre face à Taylor Fritz.

«Mais ma condition physique était évidemment différente que lors de la plupart des matchs que j’ai disputés ici, quand je me sentais un peu plus frais, a-t-il poursuivi. [Samedi], à cause de ma rencontre de trois heures contre Medvedev, je me sentais un peu plus lourd sur mes jambes.»

«Djoko» croit toutefois qu’il aurait pu jouer une troisième manche sans trop peiner, si cela avait été nécessaire.

Tsitsipas: un smash vers ses parents

Débiné en conférence de presse vendredi, Stefanos Tsitsipas a fait réagir la planète tennis en disant qu’Andrey Rublev, le joueur qui venait pourtant de le battre dans un match sans lendemain, avait «peu d’outils» dans son jeu.

Et que c'était lui, le Grec, qui avait été le meilleur de cette rencontre.

Mais quelques minutes auparavant, sur le court, le deuxième favori semblait déjà perdre possession de ses moyens, agacé par ses parents, Apostolos – son père et entraîneur – et sa mère, Julia – une ancienne professionnelle –, qui lui parlaient trop à partir de leur box.

La meilleure façon qu’a trouvée Tsitsipas de les faire taire a été de... smasher une balle dans leur direction.

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