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Devils c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Arber Xhekaj a passé près de 20 minutes sur la patinoire, mardi, face aux Devils du New Jersey.

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On aurait pensé que les joueurs du Canadien avaient retenu une leçon de cet échec contre les Devils du New Jersey.

Que lors du prochain match, ils reviendraient avec force, avec un bel effort collectif et surtout avec la même détermination qui a caractérisé leur début de saison.

Or, de l’avis de Brendan Gallagher, le Tricolore a disputé sa pire période de la campagne, en première jeudi, contre les Blue Jackets de Columbus, une équipe décimée par les blessures et qui n’ira nulle part cette saison malgré l’embauche de Johnny Gaudreau.

Il serait trop facile de sauter rapidement à la conclusion qu’on n’a pas compris le message de Martin St-Louis.

Après tout, les joueurs du CH ont tout de même terminé le match avec force. Ils ont lutté jusqu’à la toute fin.

Alors comment expliquer cette défaite contre l’un des pires clubs de la ligue ?

Pas dans la bonne chaise

Peut-être devrait-on revoir le rôle de quelques patineurs, leur engagement et surtout les lourdes responsabilités qu’on leur a confiées.

Par exemple, peut-on demander à David Savard de jouer plus de 22 minutes chaque soir ? La réponse est non. Après tout, avant son départ de Columbus,son emploi du temps s’était amenuisé. À Tampa, il a vécu de bons moments, mais dans un rôle de soutien.

Cette saison, avec l’absence de Mike Matheson, on lui a dit qu’il jouerait le rôle de mentor auprès de Kaiden Guhle, qu’il évoluerait en infériorité numérique et qu’il aura à affronter les meilleurs effectifs des rivaux.

Trop, c’est comme pas assez.

Savard a été un des grands artisans des résultats affichés par le Canadien jusqu’à maintenant. Mais on réalise que la tâche qu’on lui a confiée devient de plus en plus lourde. C’était à prévoir.

On pourrait également s’attarder sur les actions de Joel Edmundson. Au fur et à mesure que la campagne progresse, on réalise qu’il a de plus en plus de difficultés à ralentir l’adversaire.

L’assurance des jeunes arrières

Concernant les trois plus jeunes défenseurs, ils ont été impressionnants, ça ne fait aucun doute. Personne n’avait prévu qu’ils joueraient avec autant d’assurance. Par contre, comme c’est toujours le cas après 20 matchs dans la LNH, le tempo augmente. La vitesse demeure la même, mais la cohésion est plus à point. Le moindre revirement crée un degré de difficultés encore plus élevé.

La compétition est plus intense.

Ça devient plus ardu pour Arber Xhekaj. Entre-temps, Jordan Harris et Guhle sont talentueux et ils doivent obtenir des minutes importantes pour accentuer leur développement. 

Ils vont commettre des erreurs dans l’exécution et la prise d’information. Ils ne sont pas à l’abri des revirements. Cependant, ce sont justement ces obstacles qu’on devra apprendre à contourner dans le processus de développement.

Ce qu’on doit surtout retenir, c’est l’esprit de compétition. Et chez le Canadien, on retrouve des joueurs animés, des joueurs qui refusent de baisser les bras.

On veut instaurer une nouvelle culture et on a pris les grands moyens.

Un entraîneur nouvelle vague ;

Une atmosphère différente dans le vestiaire ;

Une attention particulière à chacun des joueurs ;

Une nouvelle philosophie de gestion ;

Sans oublier que Jeff Gorton et Kent Hughes voient aux opérations quotidiennes en prenant des décisions respectant leur modèle d’affaires.

Ils amélioreront l’équipe en suivant la consigne établie. Quand Martin St-Louis déclare qu’il n’y a pas de classement des équipes affiché dans le vestiaire, il confirme que certes les victoires contribuent largement au développement des patineurs, mais que l’objectif est d’amener les jeunes joueurs à un niveau encore plus élevé.

Ramener sur Terre

Il y aura encore d’autres bons moments comme ceux que le Canadien a fournis aux amateurs depuis le début de la saison. Par contre, il y aura aussi des périodes plus tendues, durant lesquelles la réalité frappera de plein fouet.

Et c’est justement dans l’adversité que l’on peut identifier les joueurs de caractère, ceux qui peuvent relever les défis que propose une compétition de haut calibre.

Gorton confiant avec Cole

La dernière fois qu’un décideur d’une équipe de la LNH avait assuré aux partisans qu’il n’avait aucune inquiétude sur le retour d’un joueur d’impact, c’était Craig Conroy, des Flames.

Lors d’un entretien à la radio de Calgary, l’assistant au directeur général avait insisté pour dire que les amateurs n’avaient pas à se soucier de l’avenir de Johnny Gaudreau. 

« Il n’y a aucun problème. Il demeurera à Calgary pour plusieurs saisons. »

Quelques mois plus tard, il était en route pour... Columbus.

Sans hésiter

Cette semaine, lors d’un entretien avec Tony Marinaro, Jeff Gorton, le vice-président des opérations hockey du Canadien, affirmait sans aucune hésitation que Cole Caufield sera avec le Tricolore pour plusieurs saisons.

J’ai toutes les raisons de croire que Gorton, contrairement à Conroy, repose ses propos sur des pas franchis dans le cadre des négociations. 

L’agent de Caufield, l’excellent Pat Brisson, et Gorton ainsi que le DG Kent Hughes ont sans doute discuté des modalités du contrat qu’on proposera au jeune joueur et que les deux clans ont avancé dans les discussions au point qu’il serait étonnant que les pourparlers achoppent à quelque part.

Il n’y a pas de date butoir. 

« Ça pourrait être dans quelques semaines, dans quelques mois, les partisans de l’équipe n’ont pas à s’inquiéter », a répété Gorton.

Comme Stützle ?

Peut-on avancer que Caufield pourrait signer un contrat similaire à celui de Tim Stützle avec les Sénateurs d’Ottawa : huit ans pour 8,35 millions $ par saison ?

Possible.

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