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La fillette de Kim Jong-un

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La Corée du Nord est un pays qui ressemble avant tout à un vaste camp de concentration. Son dirigeant, à l’allure d’un bouddha constipé, est au pouvoir depuis onze ans. Il est le troisième dictateur depuis la création du pays en 1948 par son grand-père Kim Il-sung.

Il y a trois jours, il est apparu main dans la main avec sa fille. Les observateurs du régime affirment qu’elle est la plus jeune d’une fratrie de trois. Il a souhaité présenter à la terre entière celle qui lui succéderait.

Que les féministes ne s’excitent pas. Ce sacre ne signifie pas que Kim Jong-un marque ainsi son adhésion à l’égalité des sexes en Corée du Nord.

La gamine se nomme Kim Ju-ae. Sur les photos, elle ne semble ni impressionnée ni apeurée devant le site de lancement d’un missile balistique intercontinental, le second de ce mois.

Non, le dirigeant nord-coréen n’a pas téléphoné à son « ami » Donald Trump pour l’informer de cet événement. Je le précise au cas où le candidat à la Maison-Blanche se vanterait à des fins électoralistes d’avoir été mis dans la confidence.

  • Écoutez la chronique de Denise Bombardier à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 9 h 48 via QUB radio :

CHANGEMENT ?

Les observateurs étrangers cités par le Washington Post se perdent en conjectures sur cette balade père fille sur fond de rampe de lancement. Des transfuges nord-coréens réfugiés en Corée du Sud estiment, eux, que l’apparition de la jeune fille d’une dizaine d’années indique un changement majeur dans la succession au pouvoir dominée à ce jour par les mâles.

D’autres transfuges croient plutôt que le leader veut humaniser son image. Comme si ce père de la nation, un pays où aucune liberté individuelle ou collective ne peut exister, adoucissait sa tyrannie. Au contraire, sa fille sera transformée en tyran afin d’assurer la perpétuation de cette caste familiale dans le pays le plus rigide et fermé du monde.

En revanche, aucune DPJ ne viendra au secours de cette adolescente que son père affirme adorer. Eh oui, l’amour semble exister chez Kim Jong-un, même s’il déclare être prêt à recourir à la bombe atomique en cas d’attaque de son sinistre pays.

  • Écoutez la chronique de Denise Bombardier à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 9 h 48 via QUB radio :

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