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Projet de loi à Malte pour assouplir l’interdiction stricte de l’avortement

Projet de loi à Malte pour assouplir l’interdiction stricte de l’avortement
AFP

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Le ministre maltais de la Santé, Chris Fearne, a publié lundi un projet de loi assouplissant les lois strictes interdisant l’avortement dans l’île, permettant l’interruption de grossesse si la vie de la mère ou de l’enfant est en danger. 

La fin de la dernière interdiction absolue de l’avortement dans l’Union européenne a été saluée par les militantes pro-avortement comme une victoire pour les droits des Femmes, même si elle est encore incomplète. 

« C’est une avancée très attendue pour les femmes à Malte », a déclaré à l’AFP Désirée Attard, militante et avocate spécialisée à Malte dans la défense des droits humains. 

Actuellement, les médecins qui pratiquent l’avortement sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison et une interdiction à vie d’exercer. 

Selon ce projet de loi, qui doit encore passer au Parlement, un avortement sera légal s’il « vise à protéger la santé d’une femme enceinte souffrant d’une complication médicale qui peut mettre sa vie ou sa santé en grave danger ». 

« Pour la première fois, nous disposons d’un projet de loi qui reconnaît l’archaïsme de notre cadre légal et tente de le modifier, même si ce n’est que légèrement », a commenté Désirée Attard. 

Mais le docteur Isabel Stabile, membre de l’ONG « Médecins pour le choix », regrette « qu’il n’y ait toujours aucune disposition permettant d’interrompre la grossesse en cas de viol, d’inceste ou d’anomalie fatale du fœtus ». 

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