/entertainment/tv
Navigation

«Avant le crash»: toucher le fond du baril

«Avant le crash»: toucher le fond du baril
Joël Lemay / Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

L’ambition et la compétition peuvent entraîner des conséquences désastreuses chez des gens prêts à tout pour gagner plus de fric, jouir d'un pouvoir accru ou obtenir une meilleure position dans l’organigramme. Parlez-en aux personnages de la série «Avant le crash», qui ont touché le fond du baril dans la finale de lundi. 

• À lire aussi: Séries québécoises: voici les intrigues de fin de saison à ne surtout pas manquer

• À lire aussi: Marie-France Marcotte: la «carrière tardive» d’une brillante comédienne au petit écran

***Si vous n’avez pas encore vu le dernier épisode de la première saison, cessez de lire immédiatement, car les divulgâcheurs ne manquent pas dans les paragraphes qui suivent.

On sait enfin ce que Marc-André (Éric Bruneau) a fait, quatre ans plus tôt, quand il s’est brouillé avec sa mère et changé de carrière. Il avait conseillé à tous ses clients – incluant celle qui lui a donné la vie – de miser leur argent sur l’action de Boardwalk Biotech, mais il y avait de la fraude là-dessous et il l’ignorait, si bien qu'ils y ont tous laissé leur chemise. On sait maintenant que Marc-André avait obtenu des informations privilégiées sur cette firme de la part d’Évelyne (Karine Vanasse), avec qui il couchait à l’époque, avant qu’elle ne choisisse François (Émile Proulx-Cloutier) comme mari.

«On voulait vraiment montrer que les valeurs valorisées dans la société, c’est la réussite, la performance. C’est l’argent qui nous mène par le bout du nez», a dit en entrevue Kim Lévesque Lizotte, qui a coécrit «Avant le crash» avec son conjoint Éric Bruneau.

«Avant le crash»: toucher le fond du baril
PHOTO COURTOISIE

L’amitié des banquiers d’investissement a volé en éclats et plusieurs prennent leurs distances. Vincent (Benoît Drouin-Germain) est de ceux-là, lui qui a découvert que Marc-André avait parié sur la mort de son père (Marc Messier) en achetant son assurance-vie.

François, de son côté, est plongé dans un cauchemar, accusé de délit d’initié et maintenant seul dans sa belle maison de designer. La vengeance d’Évelyne, que François a coiffée au fil d’arrivée avec le dossier des Quincailleries Royale, est plus que satisfaisante et rime avec divorce. Mais ce dernier n’a pas dit son dernier mot et il contre-attaque celle qui le dominait souvent au lit.

Chez Olstrom, le patron Michel Taschereau (Pier Paquette) est sorti de ses gonds parce que François et Évelyne ne veulent plus faire équipe au bureau et parce que Marc-André et Dominique (Marie-France Marcotte) peuvent difficilement collaborer après qu’il eut porté plainte contre elle pour harcèlement sexuel.

Un discours féministe

Kim Lévesque Lizotte a indiqué qu’elle souhaitait mettre de l’avant un discours féministe dans la bouche de Dali (Jeanne Roux-Côté) et de Dominique. La première concernant le sort qui attend trop de femmes qui portent plainte pour agression sexuelle dans un système qui ne les écoute pas toujours. La seconde à propos du fait qu’elle sert d’exemple en matière de harcèlement sexuel alors qu’elle a évolué toute sa vie dans un univers où tout était permis pour ces messieurs.

«C’était important pour nous qu’il y ait un revirement des femmes. Sinon, Marc-André arrivait comme sauveur de Dali. Il va ensuite porter plainte contre Dominique, mais dans les deux cas ce n’est pas clos. Dominique, je ne la condamne pas, elle a grandi et appris dans un milieu toxique. Pour se rendre là, elle a dû faire des sacrifices énormes et voir des hommes avoir des comportements horribles. Elle a adapté ces comportements et en paie le prix.»

La série s’appuyait sur des personnages très intéressants, comme la jeune Florence (Irlande Côté), qui conseillait un Marc-André en déroute au départ. L’agresseur dégueulasse Bernard Dupont (Guy Nadon) et l'ignoble Pierre Roy (Pierre Chagnon) dérangeaient pour leur part. On se souviendra longtemps de la scène de beuverie de Pierre avec Marc-André, qui était très bien montée et réalisée par Stéphane Lapointe.

Deuxième saison en écriture

Kim Lévesque Lizotte travaille avec Éric Bruneau sur la deuxième saison d’«Avant le crash», qui n’a pas encore été confirmée par Radio-Canada. Elle planche aussi sur son premier long métrage, «Quitte à tout perdre», et sa prochaine comédie dramatique, «Les bombes», sera lancée l’hiver prochain à Séries Plus.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.