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Hausse du nombre d’infirmières dans les agences privées au Québec

Hausse du nombre d’infirmières dans les agences privées au Québec
Photo d'archives, Agence QMI

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Quelque 2400 infirmières et infirmiers travaillent principalement auprès d’agences de placement, une hausse d’environ 19 % par rapport à l’année dernière, selon les plus récentes données de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). 

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Ainsi, la tendance amorcée depuis le début de la pandémie se poursuit avec une hausse de l'effectif au privé, sans toutefois qu’on enregistre un départ massif du secteur public. Pour l’OIIQ, «il est urgent de prendre des mesures qui assureront la rétention des infirmières et infirmiers déjà en poste et de la relève».

La rétention des infirmières et infirmiers dans le réseau de la santé et des services sociaux «demeure un enjeu, même si leur nombre est similaire à celui de l'année précédente», a souligné l’Ordre.

En 2021-2022, l’Ordre a délivré 3565 permis d’exercice, ce qui correspond à la moyenne annuelle des dix dernières années.

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Au total, 82 271 membres étaient inscrits au Tableau de l'OIIQ en date du 31 mars 2022. Ce nombre comprend 814 membres inactifs et 1709 membres ayant un droit d’exercice limité pour participer à la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Le Québec compte 7,7 infirmières et infirmiers par 1000 habitants. En comparaison, la moyenne pour l’ensemble du Canada est de 7,02.

«La profession est toujours attractive. Il y a une croissance continue de l'effectif, malgré des conditions d'exercice rendues encore plus difficiles avec la pandémie, qui ont notamment eu pour résultat de créer des situations de pénurie dans le réseau de la santé et des services sociaux», a commenté Luc Mathieu, président de l'OIIQ.

«Il faut dès maintenant offrir du soutien clinique et revoir l'organisation du travail pour permettre aux infirmières et infirmiers de réaliser les activités professionnelles qui les distinguent: l'évaluation de la condition physique et mentale, ainsi que la surveillance et le suivi cliniques, notamment», a-t-il ajouté.

Un record pour le temps plein

Selon les données de l’OIIF, un nombre «inégalé» d'infirmières et infirmiers travaillent à temps complet, soit 68,4 % de l'effectif. Il s’agit d’une augmentation de 4 points de pourcentage par rapport à l'année précédente. La hausse est encore plus marquée au sein de la relève infirmière. Pour la première fois, plus de la moitié du personnel infirmier qui a fait leur entrée dans la profession exerçait à temps complet, soit 51,1 %, en hausse de 13 points de pourcentage.

«Dans les deux cas, il s'agit des plus fortes augmentations depuis au moins 20 ans», a souligné l’Ordre. Ces hausses seraient en partie attribuables aux décrets et aux mesures incitatives du gouvernement pour faire face à l'urgence sanitaire.

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