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Rien n’est ouvert présentement

Cabana
Photo Julien Cabana Présentement, les bénévoles des clubs sont à terminer les préparatifs pour que les sentiers vous offrent de telles conditions, aussitôt que Dame Nature va collaborer.

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Au moment d’écrire ces lignes et après vérification auprès des responsables des conditions de sentiers de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, rien n’est encore ouvert, malgré la neige tombée.

« C’est très simple à résumer en ce qui a trait aux sentiers et aux clubs, présentement [lundi], il n’y a aucun sentier d’ouvert au Québec », indique Michel Garneau de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. 

Plusieurs raisons expliquent cette situation, précise-t-il. « Dans certains cas, il n’y a pas assez de neige au sol ou encore les bénévoles des clubs n’ont pas terminé d’effectuer les préparatifs nécessaires. Tout dépendant du fond de terrain, il faut une bonne couche de neige. L’installation de la signalisation n’est pas terminée à plusieurs endroits. Mais, peu importe la raison, il n’y a pas de sentiers officiellement ouverts en ce moment. »

Donc, à partir de ces informations, il faut comprendre que la patience est de mise.

« Nous demandons aux motoneigistes d’exercer une certaine patience et retenue. Personne ne peut savoir ce qui est caché sous la neige. Un peu de retenue à ce temps-ci de l’année, ça peut éviter des accidents, mais aussi des bris mécaniques », souligne M. Garneau. 

En plus de la question des coûts liés aux réparations (surtout avec la hausse des prix et les pièces de motoneige ne font pas exception), l’amateur doit « tenir compte de la pénurie qui frappe tous les milieux, ajoute-t-il. Il est donc possible de croire que la pièce brisée peut être celle qui est en “back order”. Cela signifie que le motoneigiste pourrait se priver de sa motoneige jusqu’au mois de mars. Au fond, pour une sortie trop tôt, vous risquez de mettre en danger votre saison. C’est dans cet esprit que nous conseillons aux adeptes de mettre les chances de leur côté, en sortant uniquement lorsque les conditions auront été validées par les bénévoles. »

LES BÉNÉVOLES AUSSI IMPATIENTS

Bien des amateurs de motoneige semblent oublier que les bénévoles des clubs sont aussi d’abord et avant tout des motoneigistes.

« Les bénévoles des clubs sont aussi des motoneigistes. Ils veulent sortir autant que n’importe qui. C’est aussi un point de fierté pour eux d’avoir des sentiers ouverts et sécuritaires. J’invite donc les motoneigistes à se fier au jugement des bénévoles et de mettre les chances de leur côté », explique l’expert.

Un autre point très important et surtout à ne pas négliger en début de saison, c’est l’état des glaces, avant de se lancer à l’aventure.

« Avec l’arrivée de la neige, tout ce qu’il a en dessous est masqué. On peut apercevoir des lacs qui sont gelés, mais malheureusement, on n’a pas la capacité de savoir la quantité de glace qu’il y a sous la neige. Il faut aussi se rappeler que la neige est un isolant. Donc, ce qu’il y a sur la glace tôt en saison ralentit le processus du gel », précise Michel Garneau. 

Selon les chartres des experts, il est recommandé d’avoir un minimum de 12 à 15 centimètres (5-6 pouces) d’épaisseur de glace pour qu’une motoneige puisse circuler sans danger. 

« Nous recommandons aux adaptes de ne pas s’aventurer sur un cours d’eau présentement. Une fois que la saison va être plus avancée et que les sentiers auront été balisés, la circulation sera sécuritaire. Les bénévoles des clubs sortent, font des trous dans la glace et en mesurent l’épaisseur. Ils n’ouvriront pas les sentiers avant que ce soit sécuritaire. Malheureusement, chaque année, nous avons des noyades. Nous ne voulons surtout pas augmenter ces statistiques. Encore une fois, un peu de patience s’il vous plaît. »

LA MÉTÉO

Il faut toujours garder en tête que seules Dame Nature et sa météo vont faire la différence.

« Oui nous sommes en avance dans les chutes de neige, mais ce n’est pas nécessairement garanti que la saison va débuter plus tôt, mentionne l’expert. Si on se fie aux prévisions pour les prochaines semaines, je ne crois pas que nous aurons assez de froid pour régulariser la situation. Il faut plus que de la neige pour réussir à démarrer le réseau de sentiers. La situation idéale est qu’il fasse assez froid pour geler le sol, avant que la neige ne tombe. Avec des températures de moins deux degrés, la formation de glace sera plutôt difficile. Parlez-en à tous ceux qui font d’autres activités que la motoneige comme les pêcheurs sur glace. Ils vont confirmer qu’il faut du froid pour former assez de glace pour que ce soit sécuritaire. »

Avec ce que j’ai pu constater, les températures vont se réchauffer et dans certains coins du Québec, on annonce même de la pluie. Ce qui risque de se produire c’est que des bouts de sentiers seront ouverts. L’ensemble du réseau ne sera pas disponible rapidement.

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