/news/politics
Navigation

«Convoi de la liberté»: le ministre de la Justice fait des blagues sur l’armée

Le ministre de la Justice, David Lametti
Photo d'archives, Agence QMI Le ministre de la Justice, David Lametti

Coup d'oeil sur cet article

Pression politique ou plaisanterie ? Le ministre de la Justice, David Lametti, soutient qu’il ne faut pas prendre au sérieux ses messages textes envoyés au ministre de la Sécurité publique suggérant qu’il souhaitait le soutien de l’armée pour déloger le « convoi de la liberté ».

• À lire aussi: «Nous n’avons pas terminé le combat»: un nouveau «Convoi de la liberté» en février?

• À lire aussi: L'avocat agressif du convoi de la liberté expulsé

• À lire aussi: Convoi de la liberté: les espions ont recommandé d’invoquer la Loi sur les mesures d’urgence

Dans ces surprenants échanges, M. Lametti évoque aussi « l’incompétence » du chef démissionnaire de la police d’Ottawa, Peter Sloly.

Captures d'écran, preuves déposées à la Commission sur l’état d’urgence.
Captures d'écran
Captures d'écran, preuves déposées à la Commission sur l’état d’urgence.

« Tu dois faire bouger la police. Et les Forces armées canadiennes, si nécessaire. Trop de gens subissent les conséquences négatives de ce qui est une occupation », écrit M. Lametti le 2 février dernier, soit moins d’une semaine après le début de la manifestation qui s’est tenue avec de grands bruits autour de la colline Parlementaire d’Ottawa durant plus de trois semaines. 

« Des gens nous regardent et sont à la recherche de leadership », ajoute le député montréalais de LaSalle–Émard–Verdun.

« Tu demandes pour combien de chars d’assaut ? Je pourrais demander à Anita [Anand, la ministre de la Défense nationale] combien elle en a de disponibles », lui répond le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino.

« Un suffira !! », lui rétorque M. Lametti. 

Le ministre Lametti a plus tard soutenu durant son témoignage que son échange avec son « ami » Mendicino n’était qu’une « blague » et qu’il n’était pas question de diriger les opérations de la police, ce qui violerait le principe de la séparation des pouvoirs.

  • Écoutez la rencontre Lisée - Mulcair avec Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 8h50 via QUB radio :

Transparence

La Commission en est à sa dernière semaine d’audience. Elle vise à déterminer si l’utilisation historique de la Loi sur les mesures d’urgence par le gouvernement pour mater les manifestations contre les mesures sanitaires et gouvernementales l’hiver dernier était justifiée. 

Or, le ministre Lametti s’est constamment réfugié derrière le principe du secret du cabinet pour éviter d’aborder le fondement légal de la décision d’invoquer ces pouvoirs exceptionnels.

Irrité, l’un des avocats de la commission, Gordon Cameron, a déploré le « manque de transparence » du gouvernement.

« Comment pouvons-nous évaluer si c’était raisonnable si nous ne savons pas sur quelle base ils [les ministres] prenaient des décisions ? », a regretté lui aussi le juge Paul Rouleau, qui préside la commission. 

Le juge était visiblement embêté de devoir s’en tenir à la seule bonne foi des déclarations des ministres qui défilent devant lui en cette ultime semaine d’enquête.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.