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Masque à l’école: cherchez l’erreur...

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Les mesures sanitaires ayant toutes été levées, en plus de la COVID, la propagation de divers virus respiratoires ultra-contagieux est fulgurante. Les urgences débordent plus que jamais. Même dans les hôpitaux pédiatriques.

La Presse rapporte que plus de 150 000 élèves manquent à l’école. Soit plus encore qu’en pleine vague d’Omicron. Près d’un enfant hospitalisé sur quatre combat d’ailleurs plus d’un virus respiratoire.  

Or, malgré cette crise, le gouvernement Legault et sa Santé publique se refusent à même «recommander fortement» le masque dans les écoles et les garderies. C’est à y perdre son latin...

Même si elle est imparfaite, l’efficacité du masque pour ralentir la propagation communautaire de virus respiratoires est pourtant bien établie. Encore plus lorsqu’une part substantielle des gens le porte dans les lieux publics clos.

Le problème est qu’en Occident, une majorité refuse de le porter volontairement. C’est un fait et non pas un jugement. Seule l’obligation fonctionne, mais les autorités publiques, ici comme ailleurs, ne veulent plus le faire. 

Principe de protection

À Ottawa, une conseillère scolaire, qui est aussi médecin, a néanmoins persisté. 

Elle a présenté une motion visant à imposer le masque dans les écoles de son conseil pour le temps que passe cette crise.

En pleine réunion, des parents outrés se sont mis à intimider les conseillers en leur criant «freedom» au point où des agents de sécurité ont dû en expulser. On se serait cru de retour au soi-disant «convoi de la liberté»...

Disons-le clairement. En termes de santé publique, le refus de porter le masque quand c’est pourtant nécessaire fait beaucoup de dommages. Et ce, que le refus soit le produit d’une idéologie complotiste, d’une fatigue pandémique ou d’un simple réflexe individualiste typiquement occidental.

Il fait d’autant plus de dommages lorsque les autorités reculent devant lui et refusent à leur tour d’imposer le masque temporairement par principe de protection.  

Pendant ce temps, les absences se multiplient dans les écoles et les urgences craquent de partout. 

Cherchez l’erreur...

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