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Climat de travail: Dagher reconnaît qu’il n’en a pas assez fait

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Le futur chef de la police de Montréal a récemment reconnu qu’il aurait pu être plus à l’écoute des victimes d’un climat toxique dans l’organisation qu’il dirige actuellement.  

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Notre Bureau d’enquête a mis la main sur une vidéo enregistrée le 4 novembre dernier par Fady Dagher à titre de chef de la police de Longueuil (SPAL), au lendemain de nos révélations sur des relations de travail très difficiles au sein de son service. 

«Parler dans les médias, ça dénote une chose: comme organisation – et j’en prends la responsabilité – ça veut dire que peut-être que je n’ai pas assez fait pour qu’on puisse se parler plus à l’interne», reconnaît M. Dagher dans la vidéo, en s’adressant à son personnel. 

Notre reportage donnait la parole à des employés qui se sont dit harcelés par des cadres du SPAL. Nous révélions aussi que la Ville a dû verser des compensations financières totalisant 50 000 $ à une dizaine d’employés, tellement l’environnement de travail était difficile. 

«Si la personne ressent le besoin d’appeler un média, ça veut dire que dans la famille du SPAL, on n’a pas été assez à l’écoute», a ajouté l’actuel directeur du corps policier. 

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M. Dagher a aussi précisé avoir annulé sa semaine de vacances dans le but «d’aller chercher l’information et voir ce qui se passe réellement» à la suite de notre enquête. 

Pour tenter d’améliorer la communication, M. Dagher a dit dans sa vidéo avoir l’intention d’embaucher une firme externe à laquelle les employés pourront se confier anonymement. Une idée que lui avait proposé l’animateur de radio Paul Arcand. 

«Pourquoi vous ne faites pas une ligne d’urgence? Je n’ai pas trouvé l’idée mauvaise du tout», a dit M. Dagher, en relatant son entrevue au 98,5 FM. 

En entrevue dans les jours précédant la publication de l’article, M. Dagher avait lui-même reconnu qu’un climat «toxique» et «pourri» avait régné dans certains départements du SPAL. 

Cela ne l’a pas empêché, quelques jours plus tard, de profiter de sa vidéo pour tirer une salve de critiques envers le reportage, tout en reconnaissant que «le fond de l’histoire» était véridique. 

«Ça me fait très mal de voir qu’on nous salit de manière démesurée. On ne mérite vraiment pas ça», a dit M. Dagher. 

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