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Des Lions aux Voltigeurs: Une décision mûrie et assumée pour Éric Bélanger

Éric Bélanger a été confirmé comme nouvel entraîneur-chef des Voltigeurs, jeudi

Après avoir développé un lien d’amitié en tant que coéquipiers avec les Kings de Los Angeles, au début des années 2000, Philippe Boucher et Éric Bélanger tenteront de ramener les Voltigeurs de Drummondville sur le droit chemin.
Photo fournie par les Voltigeurs de Drummondville Après avoir développé un lien d’amitié en tant que coéquipiers avec les Kings de Los Angeles, au début des années 2000, Philippe Boucher et Éric Bélanger tenteront de ramener les Voltigeurs de Drummondville sur le droit chemin.

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Éric Bélanger évaluait depuis un certain temps son avenir avec les Lions de Trois-Rivières. Le congédiement de Steve Hartley par les Voltigeurs de Drummondville de son ami de longue date Philippe Boucher, le 16 novembre, a été ce qui l’a convaincu de démissionner de son ancien poste.  

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Bélanger ne s’en est pas caché, jeudi, lors de la conférence de presse organisée par les Voltigeurs pour présenter le nouvel entraîneur-chef de l’organisation : il réfléchissait à son avenir avec les Lions depuis un certain moment.

« J’avais mûri beaucoup de choses dans ma tête depuis le début de l’année. On n’avait pas eu un début de saison facile, et quand cette possibilité s’est présentée, je me sentais prêt à la saisir », a-t-il mentionné.

D’ailleurs, Bélanger a tenu à mettre une chose au clair : il n’est pas la raison du congédiement de Steve Hartley. Ce n’est qu’une fois la décision de Philippe Boucher annoncée que Bélanger a contacté son ami de longue date, avec qui il a évolué avec les Kings de Los Angeles de 2000 à 2002.

RISQUE CALCULÉ

Une fois le premier contact établi, Bélanger avait une décision à prendre : s’il désirait faire partie du processus d’embauche, il devait démissionner de son poste avec les Lions.

« J’étais prêt à courir ce risque pour aller au bout du processus, et ce, même si ça ne m’avait pas mené ici aujourd’hui. »

S’il l’a clarifié devant les médias, jeudi, Bélanger a aussi tenu à le faire avec le père de Steve Hartley, Bob, qu’il considère comme un mentor.

« Je voulais que Bob soit au courant que Phil n’a pas mis Steve dehors pour m’engager. Je voulais que ce soit clair, et c’était important pour moi de dire à Bob que les choses ont été faites dans le bon ordre et de la bonne façon. Il était bien correct avec ça et je sais que je peux appeler Bob n’importe quand pour lui demander des conseils. »

MATCH PARFAIT

De son côté, Philippe Boucher assure avoir reçu « beaucoup de C.V. » pour le poste vacant. Toutefois, lorsque l’intérêt de Bélanger est devenu clair et que ce dernier a accepté de quitter son poste avec les Lions, le choix devenait évident à ses yeux.

« Quand Éric a levé la main, je pense que c’était un match parfait. Avec ce que je connais de lui comme ami, comme ancien coéquipier, comme gars qui a travaillé fort pour avoir une carrière dans le hockey et comme gars qui ne sera pas beige derrière le banc, qui va savoir passer son message, je pense que les joueurs vont le ressentir. »

Bélanger a signé un contrat de trois ans, incluant l’année en cours, si bien qu’il est attaché aux Voltigeurs à tout le moins jusqu’à la fin de la saison 2024-2025.


Éric Bélanger dirigera son premier match derrière le banc des Voltigeurs vendredi soir à l’occasion de la visite du Phoenix de Sherbrooke.

Pas en mauvais terme avec Marc-André Bergeron

Même si sa décision est venue comme une surprise, Éric Bélanger assure ne pas avoir quitté les Lions de Trois-Rivières en froid avec son directeur général, Marc-André Bergeron.

Ce dernier mentionnait dans une entrevue récente avec Le Nouvelliste avoir remarqué que Bélanger « ne semblait pas dans son assiette ».

« Est-ce que notre relation était parfaite ? Non, a expliqué le nouvel entraîneur-chef des Voltigeurs. Le fait de ne pas avoir de prolongation de contrat me dérangeait puisque la stabilité, c’est important pour un entraîneur. De plus, le junior était une avenue qui m’intéressait depuis longtemps. J’étais donc très bien dans ma tête. On n’avait pas eu le début de saison qu’on voulait et il y avait de la frustration, oui. Par contre, on avait replacé l’équipe depuis dix jours. Il n’y a pas de froid entre Marc-André et moi. C’est ma décision, je l’assume et je regarde vers l’avant. »

Parlant de stabilité, ce n’est pas simplement au niveau contractuel que Bélanger avait du mal à en trouver à Trois-Rivières. Les nombreux mouvements de personnel, typiques à l’ECHL, rendaient son travail compliqué. Toutefois, il n’en retire que du positif.

« L’année dernière, 86 joueurs sont passés dans notre alignement. Je peux m’adapter à n’importe quoi et il n’y a plus grand-chose qui me fait peur. Je ne retiens que du positif de cette expérience. [...] Une saison dans l’ECHL, c’est dur, à cause du voyagement et du nombre de parties. J’en suis un bien meilleur entraîneur. 

« Il y a beaucoup de mouvement de personnel dans cette ligue et la stabilité a fait partie de ma décision. Je vais pouvoir travailler avec un groupe de joueurs pendant quelques années. »

DES JOUEURS L’ONT CONTACTÉ

Bélanger a tout de même tenu à expliquer sa décision à ses anciens joueurs.

« J’ai parlé à plusieurs joueurs qui m’ont contacté et je leur ai expliqué ma décision. Ils la comprenaient même si c’est sorti un peu du champ gauche. J’adorais mon groupe et j’ai énormément de respect pour beaucoup de vétérans qui étaient là, l’an dernier, et qui étaient de retour cette année. Juste qu’ils m’appellent, ça veut dire que j’ai fait les bonnes choses. »

Ce qui motive également Bélanger dans son nouveau défi, c’est qu’il dirigera des joueurs dont le rêve de faire carrière dans la LNH est encore bien entier.

« J’ai été dans les souliers de ces joueurs qui ont ce rêve de jouer dans la LNH. C’est une motivation pour eux. Je n’enlève rien aux joueurs de l’ECHL, mais, dans le junior, le but d’atteindre la LNH est encore plus brillant. Je veux maintenant leur transmettre mon savoir. »

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