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Fondation Marie-Vincent: 18 mois d’attente pour les enfants victimes d'agression sexuelle

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Un jeune qui a subi de la violence sexuelle doit attendre un an et demi pour recevoir des services thérapeutiques spécialisés de la Fondation Marie-Vincent (FMV).

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«Le délai est énorme! Cependant, la famille n’est pas laissée à elle-même pendant cette attente. Une fois que la demande de services est reçue, il y une offre d’intervention immédiate aux parents pour qu’ils puissent encaisser le choc du dévoilement de leur enfant et les outiller pour mieux les accompagner pendant le délai», a raconté Anne-Charlotte Givern Héroux, intervenante psychosociale auprès des familles à la Fondation Marie-Vincent, au micro de Guillaume Lavoie, à QUB radio.

Cette dernière mentionne que la fillette de six ans qui a été agressée par son grand-père n’est malheureusement pas un cas unique. «Plus on en parle, plus les jeunes seront en mesure d’identifier l’agression vécue et de la dévoiler. C’est moins tabou que cela l'était. C’est pour cette raison que nous avons plus de demandes, les gens vont en parler davantage.»

En ce qui concerne les traitements offerts à la FMV, une clinicienne va effectuer une évaluation individuelle des besoins, car l'intervention est adaptée à chaque enfant. «On peut travailler sur son fonctionnement et les symptômes ou aller jusqu’à la thérapie en remontant plus loin dans son enfance», ajoutant que l’organisme travaille aussi à identifier les émotions et les pensées.

Dans la dernière année, le regroupement a accompagné 315 jeunes pendant une moyenne de 10 semaines. Également, 383 services ont été offerts aux parents et aux enfants. Rappelons que la Fondation Marie-Vincent offre des services psychosociaux et psychothérapeutiques aux enfants et aux familles. D’ordre général, les enfants sont référés par des intervenants du réseau à la suite du dévoilement de l'agression sexuelle.

En guise de conclusion, Mme Givern Héroux conseille aux gens qui sont au courant d’un cas de violence sexuelle de communiquer avec la protection de la jeunesse ou les policiers. «Ils mettront en place des interventions afin que l’enfant soit en sécurité autant sur le plan physique que psychologique.»

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