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Sérieuse audition avec le CH

Canucks c. Canadiens
Photo d’archives, Martin Chevalier Samuel Montembeault bloque un tir d’Andrei Kuzmenko des Canucks lors du match du 9 novembre.

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Qu’ont en commun Corey Crawford, Jonathan Quick, Antti Niemi, Tim Thomas, Jordan Binnington...

Ils ont tous atteint des sommets inattendus.

Ils ont gagné la coupe Stanley.

Pourtant, ces gardiens ne parvenaient pas à obtenir la confiance de leurs dirigeants.

Ils ont été de bons gardiens auxiliaires. Certains partageant leur carrière entre la Ligue nationale et la Ligue américaine jusqu’au moment où des événements particuliers les ont propulsés vers de grandes réalisations.

Leur certificat de naissance indiquait 25 ans, peut-être 26, d’autres 27.

Dans la même catégorie ?

Se pourrait-il que Samuel Montembeault appartienne à cette catégorie ? Un gardien dont la carrière n’annonçait rien de bien reluisant, qui, par un concours de circonstances, se retrouve au Centre Bell dans l’uniforme du Canadien.

Ce que recherchait à ce moment-là le directeur général Marc Bergevin, c’était un gardien pouvant combler le poste d’auxiliaire puisque Carey Price était sur la touche et que Jake Allen devait assurer la relève.

Il ne faut pas s’emballer parce que Montembeault a connu une soirée à la hauteur des attentes, mercredi soir à Columbus. Il a disputé un solide match contre les Blue Jackets repoussant les bons marqueurs de l’équipe qui, deux fois en échappée, ont frappé un mur.

Depuis le début de la saison, il n’a connu qu’une seule mauvaise soirée, pour le reste il a été sans reproche.

Est-ce l’éclosion ?

Gardien numéro un ?

On le saura si Martin St-Louis et les décideurs du gardien décident de lui faire passer une audition pour le rôle de gardien numéro un. Jusqu’ici, les résultats ne laissent aucun doute sur la qualité de ses présences devant le filet.

Cependant, jusqu’à maintenant, on a hésité à lui confier le filet quand la situation le commandait. On a préféré utiliser Allen même s’il éprouvait des difficultés à se démarquer.  

On ne connaît pas les propos que tiennent les entraîneurs quand vient le temps de porter une évaluation sur le jeune gardien. Pour l’instant, Allen semble être l’homme de confiance de St-Louis et de sa garde rapprochée, mais sera-t-il le gardien représentant la solution pour le Canadien lors des prochaines saisons ?

On en doute fortement.

Peut-on alors fournir à Montembeault l’occasion d’impressionner la galerie ? Il a mérité une telle opportunité.

Pas rassurante

La situation chez les gardiens du Canadien n’est pas très rassurante. Allen gagne en âge et a-t-il toujours les ressources pour faire la différence ? Cayden Primeau représente un gardien sur qui on fonde des espoirs, mais jusqu’à maintenant les résultats n’ont toujours pas comblé les décideurs.

Reste donc Montembeault.

Certes, le parcours du gardien depuis son arrivée dans le hockey professionnel n’offre pas le lustre qu’on exige d’un gardien capable de prendre les guides d’une équipe.

Mais, l’histoire démontre que le temps change bien des choses. Les circonstances également.

Au fil des prochaines saisons, le CH appliquera son programme de développement et on a la ferme intention de respecter tous les objectifs. En cours de retour, il faudra inévitablement apporter des correctifs.

Comment se développeront les jeunes ?

Les vétérans demeureront-ils longtemps avec la formation considérant le plafond salarial et des nouvelles règles qui régiront la liste des salaires des équipes ?

Insistant

Et comment se comporteront les gardiens ?

Pour l’instant, Montembeault se fait insistant et peut-il emprunter le même scénario que ces gardiens venus de nulle part, des gardiens qui ont non seulement changé la donne et ont également permis à leur formation de gravir les échelons ?

Peut-on croire à une certaine éclosion ?

Il est trop tôt pour sauter à cette conclusion.

Mais, on doit nécessairement l’inviter à s’exprimer avec un emploi du temps plus chargé.

On verra bien alors s’il est prêt à relever le plus important défi de sa carrière.

Pour l’instant, l’audition se déroule très bien.

Une mauvaise rotation

Jordan Harris inquiète-t-il à ce point les entraîneurs du Canadien pour l’envoyer sur la galerie de la presse lors de deux des trois derniers matchs ?

Ce système de rotation peut-il ralentir la progression d’un jeune défenseur ?

Avec le retour de Mike Matheson et de Joel Edmundson, Harris a perdu son poste de défenseur régulier. Pourtant, il s’était bien défendu. Comme tout jeune joueur, il avait connu quelques ennuis, mais, en général, il avait fait bonne impression.

Pourquoi Harris est-il le défenseur ciblé depuis une semaine ?

Des difficultés

Au cours des derniers matchs, les vétérans défenseurs de l’équipe ont connu certaines difficultés. Je veux bien croire que Matheson a raté le camp d’entraînement et qu’il est toujours difficile de retrouver le synchronisme après une si longue absence.

C’est également le cas pour Joel Edmundson.

Par conséquent, dans un processus de développement, comme c’est le cas chez le Canadien, on va à l’occasion favoriser les vétérans plutôt que les recrues.

Martin St-Louis a beau dire qu’il n’y a pas de classement dans le vestiaire, il n’en demeure pas moins que la victoire est le but ultime. Par contre, dans le contexte actuel, que faire avec les défenseurs de première saison ?

Prôner un système de rotation ?

Est-ce vraiment la solution ?

Je n’en suis pas convaincu du tout...

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