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«Pulvériser» la Croatie: John Herdman fait jaser

Ses propos sur la Croatie encore au cœur des discussions

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Photo AFP L’entraîneur de l’équipe du Canada, John Herdman, lors d’un entraînement samedi en vue de l’affrontement contre la Croatie.

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On ne pouvait assister à une conférence de presse d’avant-match sans que John Herdman se fasse parler de sa déclaration controversée après le match de mercredi.

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Après, la défaite de 1 à 0 face aux Belges, Herdman avait lancé que son équipe allait « pulvériser » (NDLR : il a utilisé le mot « fuck ») la Croatie.

Évidemment, les journalistes croates ont sauté sur la chose comme la misère sur le pauvre monde et le sélectionneur canadien a été plutôt habile pour faire dévier le sujet même si le mal est déjà fait.

« Nous sommes dans un black-out médiatique depuis le 14 novembre, peu de choses se rendent jusqu’à nous », a-t-il d’abord lancé.

Ce n’est que de la poudre aux yeux. Les joueurs sont très présents sur les réseaux sociaux.

Bien dévié

Le représentant du tabloïd croate 24 SATA a tout de même tenté de lui tirer les vers du nez. C’est ce journal qui a mis une photo en une où l’on voit la tête de Herdman sur un corps nu avec des feuilles d’érable sur la bouche et l’entrejambe avec un texte qui dit « Vous avez une langue, mais avez-vous des couilles ? ».

Notre homme a bien tenté de savoir ce que Herdman en avait pensé, mais son taux de succès s’est approché du 0 %.

« Ma femme veut savoir qui est ce gars, a blagué Herdman. J’ai un peu plus de bedon que ça. »

Est-ce que c’était une façon de motiver ses hommes lui a-t-il ensuite demandé.

« Nous avons attendu 36 ans pour être ici, cette équipe n’a pas besoin de motivation supplémentaire. Nous avons d’anciens joueurs, des pionniers, qui parlent à nos joueurs et ça va se poursuivre, c’est notre motivation. »

Et le grand gaillard croate a tenté de se faire prendre en photo avec Herdman après la conférence de presse. Devinez comment ça s’est terminé pour lui.

Gérer la pression

Toute maladroite qu’elle était, la déclaration de Herdman aura cependant atteint sa cible. L’Anglais ne laisse rien au hasard et cette sortie, à chaud, était sans doute calculée.

C’était une façon de reporter toute la pression sur ses épaules pour éviter qu’elle retombe sur ses hommes après une défaite. On saura aujourd’hui dans l’attitude des Croates envers les Canadiens si la manœuvre a fonctionné.

Mais le milieu de terrain Stephen Eustaquio, qui était à la gauche de son entraîneur sur la tribune, a loué son audace.

« John gère très bien la pression, ça nous permet de nous concentrer sur l’aspect tactique. Le côté médiatique ne va pas rendre leurs joueurs meilleurs. Ils sont à la Coupe du monde et ils sont qui ils sont.

« L’attention qu’il accorde aux détails est vraiment incroyable. Si nous avons atteint un autre niveau, c’est entièrement grâce à lui », a-t-il ajouté.

Un peu de respect

Quelques minutes plus tard, c’était au tour du sélectionneur croate, Zlatko Dalic, d’être sur le podium, et on a rapidement compris qu’il n’avait pas apprécié les propos de son homologue canadien.

Dalic a rappelé les réalisations passées de son équipe et a lancé un appel au respect.

« L’équipe croate mérite le respect et la dignité. Nous avons montré par notre jeu et notre conduite que nous méritons ce respect.

« Sa manière de s’exprimer n’a pas été respectueuse, nous sommes les vice-champions et nous devons nous respecter les uns et les autres. Je ne vais pas passer du temps à commenter les déclarations des autres. »

Favoris ?

Après avoir dominé le second pays au monde, la Belgique, le Canada doit maintenant se frotter à la nation qui occupe le 12e rang du classement de la FIFA.

Et rappelons au passage que Luka Modric et ses coéquipiers ont atteint la finale de la Coupe du monde de 2018, en Russie.

Ce n’est pas une tâche plus facile qui attend les Canadiens. Un journaliste croate a donc demandé à Stephen Eustaquio qui devait être le favori dans cette rencontre.

Le milieu de terrain canadien n’a pas vraiment répondu, mais y est allé d’une affirmation très forte.

« Avant le tournoi, nous étions les favoris pour ne pas bien faire dans ce groupe et nous avons démontré que nous pouvions dominer la Belgique.

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